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Addis-Abeba abrite en décembre prochain la Conférence économique africaine

Addis-Abeba abrite en décembre prochain la Conférence économique africaine

L’édition 2017 de la Conférence économique africaine aura lieu du 4 au 6 décembre prochain au siège de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNCEA) à Addis-Abeba, lit-on dans une note de la CEA .

Placée sous le thème « mettre la gouvernance au service de la transformation structurelle », cette 11 ème édition sera une « occasion unique » pour les chercheurs, les décideurs et les acteurs du développement africains et du monde entier de mettre en lumière les progrès réalisés par les pays du Continent dans la transformation structurelle de leurs économies, indique le document.

Les participants auront également à discuter des politiques, des institutions et des mécanismes gouvernementaux qui peuvent aider à libérer le potentiel de transformation des économies africaines et contribuer ainsi à l’édification de sociétés résilientes sur le continent, ajoute-t-on.

Organisée conjointement par la Commission économique pour l’Afrique, la Banque africaine de développement et le Programme des Nations Unies pour le développement, cette rencontre internationale permettra aux institutions organisatrices de présenter leurs activités en faveur d’une gouvernance au service de la transformation structurelle en Afrique.

Les pays africains sont entrés dans le nouveau millénaire avec un bilan remarquable de croissance économique, estime-t-on. Avant la crise financière et économique mondiale, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 5,7 % par an entre 2001 et 2008.

En 2009, la croissance a fléchi à 2,5 %, les pays africains ayant été touchés par la baisse de leurs exportations, ainsi que par la réduction des investissements et des aides à destination du continent. Cependant, l’efficacité de la gestion macroéconomique, l’augmentation et la diversification du commerce et des investissements avec des pays émergents, la croissance de la classe moyenne, l’augmentation de la consommation intérieure et l’intensification de l’intégration régionale ont permis aux pays africains de résister aux effets de la crise mondiale et de retrouver un taux de croissance de 3,3 % par an entre 2010 et 2015, lit-on dans une note publiée par la CEA.

La croissance moyenne en Afrique est restée modérée en 2016 (3,7 %), et devrait atteindre 4,5 % en 2017. Selon les Perspectives économiques en Afrique, cette croissance durable s’explique par l’amélioration de la gouvernance macroéconomique, le renforcement de la demande intérieure et un environnement économique plus favorable.

En effet, 37 pays africains ont connu une amélioration de leur note de gouvernance globale (l’ensemble du continent a gagné un point, de 49 à 50, entre 2006 et 2015), et environ 70 % de la population africaine a bénéficié de l’amélioration de la gouvernance. Cependant, la majorité des pays africains a obtenu des résultats moyens dans la catégorie Sûreté et État de droit (sécurité personnelle, sécurité nationale, responsabilité, corruption et bureaucratie).

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