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Botola D1: « Nous disputerons comme des finales tous les matchs qui restent » en vue du sacre

Botola D1: « Nous disputerons comme des finales tous les matchs qui restent » en vue du sacre

L'entraîneur argentin du Hassania d'Agadir, Miguel Angel Gamondi, a affirmé que son équipe disputera "comme des finales" les neuf matchs qui restent du championnat, à la veille d'un duel au sommet dimanche à domicile contre le leader Ittihad de Tanger.

Au-delà du sacre, il a assuré que l'enjeu, pour le comité dirigeant et lui-même, est de continuer à construire un club professionnel structuré pour l'avenir en se dotant notamment d'un centre de formation digne d'une équipe de l'élite. "Tout le monde parle de la rencontre de dimanche contre l'IRT. Certes, c'est un grand match mais après nous devons affronter les FAR, une autre grande équipe, chez eux. Pour nous, chacun des neuf matchs est en soi une finale", a indiqué, dans un entretien à la MAP, M. Gamondi avec qui le Hassania est entrain de vivre l'une de ses meilleures saisons depuis longtemps.

Le technicien argentin estime néanmoins que "même si les joueurs sont extrêmement déterminés et motivés, la Botola ne se gagne pas uniquement sur le terrain mais aussi sur les gradins". Le public doit venir en masse soutenir son équipe, a-t-il lancé dans un appel pressant à l'adresse des supporters de la Gazelle du Souss, tant les gradins du Grand stade restent souvent presque vides. "Déjà le président et le comité se battent pour équilibrer les finances du club mais il nous faut le soutien des supporters et de toute la ville. C'est important aussi au niveau financier", poursuit-il en donnant l'exemple du rival du jour, l'Ittihad de Tanger, dont le public répond en grand nombre même en déplacement. Au sujet du match de dimanche, le coach du Hassania le qualifie aussi de "spécial" avec un goût de revanche tellement "nous n'avons pas encore digéré comment on a laissé échapper la victoire aux dernières ministres à l'aller".

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"Mais c'est ce qui fait la beauté du football", tient à nuancer cet entraineur expérimenté qui a roulé sa bosse dans plusieurs autres championnats notamment en Afrique, ayant déjà été sacré en Afrique du sud avec le Mamelodi Sundowns. "La communion entre joueurs et le public est très importante. cette énergie qu'on ressent sur les gradins est aussi déterminante pour aller chercher la victoire et au final le tire", a-t-il encore rappelé. Interrogé sur son retour réussi sur le banc de l'équipe A, lui qui occupe, depuis presque trois ans, le poste de directeur technique, Gamondi se dit surtout "serein et optimiste". "J'ai déjà l'expérience d'être champion en Afrique du sud et aussi au Maroc, en tant qu'adjoint de feu Oscar Fulloné à la tête du WAC (2002-2003), une période où on a gagné aussi bien la Coupe du Trône et la Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupes", a rappelé le natif de Buenos Aires.

Au Hassania d'Agadir, "nous sommes sur la bonne voie. C'est le meilleur parcours depuis que le club a remporté le championnat en 2003. On travaille avec des joueurs, en grande partie, issus des catégories de jeunes. Et cette année, nous n'avons recruté que 7 à 8 joueurs et confirmé des jeunes issus des catégories inférieures", a-t-il dit. La stratégie mise en place s'étale initialement sur quatre ans, a-t-il dit avant d'expliquer que les performances du club qui interviennent "un peu tôt" cette année, sont le fruit du professionnalisme, du sérieux et du travail de base, accompli auprès des catégories des jeunes. Paradoxalement, "la grande faiblesse du club du Hassania reste les infrastructures", insiste l'entraineur qui rappelle qu'au niveau des jeunes, "on travaille dans des conditions pénibles. On doit partager le terrain d'entrainement au stade Al-Inbiaat avec le Raja d'Agadir trois fois par semaine". Une telle situation est "inadmissible pour un club d'élite", selon ce grand passionné du travail de base. "On est bien placé dans toutes les catégorie des jeunes. L'équipe espoir est en avance d'une dizaine de points sur des équipes comme le Raja ou le WAC mais il n'y pas lieu de comparer nos conditions de travail avec les autres équipes comme le FUS, les FAR et El-Jadida", a-t-il en outre signalé.

"L'objectif du Hassania n'est pas uniquement la Botola mais aussi de construire un centre de formation. Personnellement, c'est même la priorité", a poursuivi le coach argentin espérant que les démarches entreprises avec le soutien du Wali de la région Souss-Massa permettront d'accélérer la construction du centre sur un terrain attenant au stade Adrar. Se disant "réaliste", Miguel Angel Damondi juge tout aussi impératif l'amélioration des finances du club, estimant que le Hassania reste encore loin derrière d'autres équipes d'élite en termes de budget bien qu'il figure désormais, grave à ses résultats, dans la liste restreinte des meilleurs clubs du championnat. "Je suis le premier à vouloir gagner la Botola. C'est un grand prestige au niveau personnel. Mais il faut être réaliste, on ne peut pas gagner la Botola seul", a-t-il dit car après il y a aussi des échéances importantes à honorer avec des compétitions internationales qui nécessitent de longues déplacements qui pèsent sur la condition des joueurs si l'effectif n'est pas étoffé... Se disant très attaché à Agadir, une ville où il a vécu presque dix ans et vu naitre son fils, l'entraineur argentin dit parfaitement comprendre les supporters qui rêvent d'un nouveau sacre, les invitant à honorer leur part du contrat en venant soutenir en masse le capitaine Jalal Daoudi et ses coéquipiers dans l'aventure vers le titre prestigieux du champion du Maroc.

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