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Casablanca Smart City: La métropole sur le bon chemin pour devenir une ville intelligente

Casablanca Smart City: La métropole sur le bon chemin pour devenir une ville intelligente

Par Khalid EL HARRAK

Faire de Casablanca une Smart City tel est l’objectif affiché par les responsables de gestion de la métropole depuis l’accueil de la seconde édition de la Smart City Expo pour une transformation dans la gestion de la ville et le bien-être de ses habitants.

La capitale économique avait été choisie par le Smart City Expo World Congress, une organisation soutenue et homologuée par l’ONU et la Banque Mondiale, pour être la ville hôte et la représentante du congrès en Afrique. Placé sous le thème “Des villes par tous”, cet événement a pour principal objectif de faire prendre conscience aux Casablancais de l’importance du concept de ville intelligente

Pour gagner le qualificatif de “smart city”, la ville blanche s’est lancée un nouveau défi en voulant devenir le modèle africain de la ville intelligente. Car Casablanca a des atouts avérés qui lui permettraient de s’ériger en vrai porte-drapeau africain de la smart city, selon le directeur général de la Société de développement local (SDL), Casablanca Events & Animation, Mohamed Jouahri.

L’idée consiste à développer des moyens et des solutions aptes à répondre aux besoins de la population tout en préservant les ressources et l’environnement. L’organisation de Smart City Expo Casablanca conforte l’ambition de la métropole de devenir un modèle de ville intelligente et durable. Elle constitue un pas décisif de la ville dans sa volonté d’affronter ces défis avec succès et perspicacité, a-t-il affirmé.

Pour la mairie de la ville comme pour le conseil de la région, l’enjeu reste à présent de recueillir le soutien des citadins eux-mêmes, parfois frileux à l’idée de s’engager activement dans cette démarche et de relayer certaines données, étant donné que l’ambition de la Smart City est de rendre la ville aux habitants où le défi central est la gestion de la fragilité, précise l’expert Charles Landry, qui compare la ville avec un “software”.

Selon ce théoricien des villes créatives, l’idée centrale défendue est celle d’une “créativité urbaine” qui requiert l’appropriation des dynamiques de numérisation pour proposer des solutions intelligentes à même de penser la ville autrement.

Dans un contexte de mondialisation, de tensions sociales, de crise économique et de transition post-industrielle, les métropoles sont en quête de nouveaux modèles urbains capables de répondre à leurs attentes, d’où l’importance de la flexibilité dans la gestion de la fragilité dans un monde d’incertitude et de l’appropriation de la gestion managériale, d’après cet expert.

La smart city c’est aussi l’assurance d’une plus grande transparence en matière de gouvernance. Pour la vice-présidente du conseil de la ville de Casablanca, Hakima Fassli, la Smart city Casablanca est une approche adoptée par la ville et son conseil, qui place le citoyen au cœur de ses préoccupations pour répondre à ses besoins et concilier les Casablancais avec leur ville, à travers leur participation au développement de la métropole.

C’est dans ce cadre que la Wilaya de la région Casablanca-Settat a lancé récemment le portail “Casatadamone”, une plateforme électronique dédiée aux bénévoles et aux associations d’entraide et de solidarité.

Pris en charge par l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) et géré par la Société Casablanca Prestations, le site Casatadamone permet une mise en relation directe entre les bénévoles et les associations ainsi que les actions d’entraide et de solidarité.

La Smart City vient de cette innovation, de cette ouverture et de cette connexion entre le culturel et l’économique pour proposer des solutions métropolitaines numériques, penser au stratégique tout en restant flexible et réinventer l’économie en faveur de l’optimisation de potentiels, a fait observer M. Landry.

L’analyse et la valorisation des données offrent aux villes la possibilité de gérer finement leurs leviers économiques, environnementaux, citoyens… Cette gestion intelligente, c’est la capacité de mettre en lien ces leviers, de leur permettre de “performer” non plus individuellement, mais en les reliant les uns aux autres, a-t-il relevé.

Le développement du concept de smart city s’assigne aussi pour objectif d’attirer les investisseurs et la co-animation de conférences, de débats, et de tables rondes spécifiques au commerce international.

Apporter de l’intelligence, de la performance et de la durabilité aux services publics, aux services sociaux, à l’infrastructure, à la mobilité, à l’énergie et à l’environnement ne peut se faire en dehors d’une stratégie digitale globale, intégrée et partagée par l’ensemble des acteurs de la ville. En effet, la transformation numérique de l’économie, de la société et des services publics pour ancrer notre pays de façon irréversible dans le mouvement global de la transformation digitale est l’ambition que s’est fixé le Maroc dans sa nouvelle vision “Maroc digital 2020”, selon le ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’investissement et de l’Economie Numérique.

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