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CIEA-2017 : Les avancées enregistrées par le Maroc dans divers domaines mis en avant à Abidjan

CIEA-2017 : Les avancées enregistrées par le Maroc dans divers domaines mis en avant à Abidjan

Les grandes avancées réalisées par le Maroc dans divers domaines, notamment politique et institutionnel, économique, social, sociétal et environnemental, ont été mises en lumière jeudi à Abidjan, par M. Mohammed Tawfik Mouline, directeur Général de l’Institut Royal des Etudes Stratégiques (IRES).

M. Mouline qui participait aux travaux de la 2è Conférence Internationale sur l’Emergence de l’Afrique (CIEA-2017), a rappelé à cette occasion, que le Royaume a opté, dès son indépendance, pour le pluralisme politique et l’économie de marché, à visage humain, notant qu’entre 2003 et 2005, le Royaume a mené un processus de réconciliation nationale.

Et de poursuivre qu’un saut qualitatif important a été enregistré avec l’adoption de la Constitution de juillet 2011, qui est l’aboutissement d’un long processus de réformes multidimensionnelles.

Sur le plan économique, M. Mouline a souligné l’importance des efforts consentis par le Royaume et qui ont porté sur le renforcement de la stabilité macroéconomique, le développement des infrastructures et l’aménagement territorial, la mise en place de stratégies sectorielles visant à transformer le profil de spécialisation du Maroc, et la diversification des relais de croissance des opérateurs économiques marocains, notamment en Afrique subsaharienne.

‘’Au niveau social, l’offre en matière d’éducation, de formation, de santé et de logement a connu un fort développement. La mise en œuvre de l’Initiative Nationale du Développement Humain (INDH) en 2005, a permis d’accroître les capacités des populations vulnérables et de promouvoir les activités génératrices de revenus’’, a-t-il fait savoir.

Dans la foulée, il a tenu à préciser que des réformes sociétales ont été menées par le Maroc depuis le début de la décennie 2000, consistant notamment, en la réhabilitation du statut et des droits de la femme, l’encadrement du champ religieux et le développement de la société civile.

‘’Reconnu à l’échelle internationale pour sa politique de mobilisation des ressources en eau, le Maroc a fait de la promotion des énergies renouvelables, notamment le solaire et l’éolien, un axe central de sa stratégie énergétique’’, s’est félicité M. Mouline, rappelant que le Royaume en tant que pays actif au niveau du débat international dans le domaine climatique et environnemental et disposant actuellement d’une stratégie de développement durable, a abrité la COP22, en novembre dernier.

M. Mouline s’est attardé aussi sur la politique étrangère du Maroc, notant que celle-ci s’opère à travers un comportement international, fondé sur la modération politique et religieuse, une participation assidue aux opérations de maintien de la paix et aux actions humanitaires, une sensibilité accrue aux questions globales et une politique d’ouverture commerciale qui permet au Royaume, grâce à son positionnement géostratégique, de développer son statut de hub régional.

A ses yeux, la marche résolue du Maroc sur la voie des réformes et la modernisation économique lui confèrent une bonne réputation à l’international. De même, a-t-il dit, le Royaume est considéré par l’Union Européenne (UE) comme ‘’un partenaire d’exception’’ et par les pays africains comme ‘’un partenaire crédible et fiable’’.

Et de faire observer que les accomplissements susmentionnés montrent que le Maroc réunit la plupart des critères de l’émergence, estimant qu’ils ne font que renforcer la détermination du Royaume à aller de l’avant et à faire plus d’efforts pour relever les défis, auxquels il est confronté.

A l’instar des autres pays émergents, le Maroc entend poursuivre les efforts de mise à niveau du système d’éducation, de valorisation du capital immatériel, en tant que source importante de création de richesse et d’emplois et d’amélioration de la gouvernance des secteurs publics, a-t-il expliqué, relevant que le Royaume compte également, réussir la régionalisation avancée en jetant les bases d’un développement territorial harmonieux.

‘’Pour une plus grande intégration dans les chaînes de valeurs mondiales, le Maroc ne ménagera aucun effort en vue d’encourager le développement à l’international des entreprises marocaines de taille moyenne et ce, dans le sillage de ce qui a été opéré pour les grandes entreprises nationales. De plus, le Royaume sera doté d’une marque Maroc’’, a-t-il précisé.

Dans ce sillage, il a tenu à indiquer que le retour du Maroc à l’Union Africaine (UA) renforcera les acquis du Royaume et donnera, certainement, une impulsion supplémentaire au développement autonome du Continent.

M. Mouline n’a pas manqué, par ailleurs, d’expliquer que le concept d’émergence est “complexe” et “difficile” à cerner, précisant que l’émergence d’un pays ne peut pas, toutefois, être appréhendée uniquement sous l’angle économique.

Et de conclure qu’il est indispensable de tenir compte du leadership politique, de la qualité de la gouvernance politique, du capital humain, du développement territorial et de l’intégration régionale.

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