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La coopération Sud-Sud « très importante » pour l’implémentation des dispositions de l’Accord de Paris sur le climat

La coopération Sud-Sud « très importante » pour l’implémentation des dispositions de l’Accord de Paris sur le climat

La coopération Sud-Sud est très importante pour la contribution à la réalisation des objectifs de l’Agenda 2030 pour le développement durable et l’implémentation des dispositions de l’Accord de Paris sur le climat, a indiqué, mercredi à Rabat, la Secrétaire d’Etat chargée du développement durable, Nezha El Ouafi.

« La coopération Sud-Sud est très importante pour la consolidation des liens de collaboration et le renforcement de réseaux d’échanges au service des pays du Sud et pour la contribution à la réalisation des objectifs de l’Agenda 2030 pour le développement durable et l’implémentation des dispositions de l’Accord de Paris sur le climat, en particulier la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national », a souligné Mme El Ouafi lors d’un atelier de travail sur le renforcement de la coopération Sud-Sud pour l’Action climatique et le développement durable.

Elle a également précisé, lors de cette rencontre, organisée en partenariat avec le secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et l’Agence allemande de coopération technique (GIZ), que la coopération Sud-Sud était l’un des sujets suivi avec grand intérêt à l’occasion de la COP22 à Marrakech, notamment lors du Sommet africain de l’Action où les chefs d’État et de Gouvernements africains ont exprimé leur désir pour une action collective et solidaire pour un continent africain plus résilient au changement climatique qui façonne son destin à travers des approches régionales et sous régionales dans le cadre de partenariats gagnants-gagnants.

« Le renforcement de la coopération Sud-Sud constitue un choix stratégique pour le Maroc et sa participation aux efforts de la communauté internationale à l’égard des questions environnementales et du climat, un des principes directeurs qui sous-tendent la vision de SM le Roi Mohammed VI vis-à-vis des questions environnementales et climatiques », a relevé la secrétaire d’Etat, notant que cette participation se traduit par la solidarité avec tous les pays menacés par le changement climatique, qui souffrent déjà de ses conséquences, en particulier les pays africains et les petits Etats insulaires, en leur proposant des partenariats novateurs leur permettant de bénéficier de l’expérience marocaine dans certains domaines.

Elle a de même affirmé que le Royaume est activement engagé dans les projets et actions dédiés à l’Afrique tout comme l’Initiative « Adaptation de l’Agriculture en Afrique » et celle de l’Eau pour l’Afrique, en plus de sa pleine adhésion aux principales initiatives africaines dédiées aux énergies renouvelables et à l’adaptation.

Dans une allocution lue en son nom par M. Saïd Mouline, directeur général de l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ADEREE), le président de la COP22, Salaheddine Mezouar, a rappelé les principaux résultats de cette COP « qui a été un succès retentissant, celui des pays du Sud et de la planète toute entière ».

Il a aussi relevé que le Forum de Haut niveau sur la Coopération Sud-Sud, coorganisé par le Maroc et la République Populaire de Chine, a été un des moments phares de cette conférence, notant que la présidence de la COP22 a mis en exergue à cette occasion la coopération Sud Sud, basée sur la solidarité et l’équité, qui comprenait plusieurs dimensions en ce qui concerne les changements climatiques, à savoir le partage des connaissances et des expériences, l’accès aux données climatiques, le développement et le renforcement de capacités, le transfert de technologies et le financement.

« Nous avons également rappelé que les pays du Sud prenaient le lead, qu’ils avaient beaucoup à partager et à apporter l’un à l’autre », a souligné M. Mezouar, précisant que lors de la COP22, ce leadership a été démontré concrètement et avec éclat, dans une logique de coopération Sud-Sud, par la déclaration du 1er Sommet Africain de l’action en faveur d’une Co émergence continentale ainsi que par la Vision de Marrakech adoptée par le Forum des Pays vulnérables aux changements climatiques.

« Nous avons progressé lors de cette COP, première COP d’une nouvelle génération de COPs, de manière concrète sur deux principaux pivots », a noté le président, faisant savoir que le premier porte sur les négociations avec la Proclamation de Marrakech, les décisions et le travail technique de négociation tandis que le second est celui de l’action avec le Partenariat de Marrakech qui a été lancé dans cette ville par les deux championnes de haut niveau pour le Climat de la COP21 et de la COP22.

De son côté, le directeur du programme de l’atténuation, des données et de l’analyse au secrétariat de la CCNUCC, Donald Cooper, a mis en avant l’importance de cet événement d’envergure, soulignant que l’ensemble du processus de négociation est basé sur la coopération.

« Nous ne considérons pas la coopération comme une initiative qui se développe mais les pays en développement dans le monde coopèrent de manière générale », a-t-il indiqué, exprimant la volonté du secrétariat des Nations Unies de soutenir les efforts dans ce sens et à mettre à la dispositions de tous l’aide nécessaire pour la réussite de cette coopération.

Cet atelier, inscrit dans le cadre de la continuité de la réunion de haut niveau qui s’est tenue à Marrakech en novembre dernier lors de la COP22, constitue une étape préparatoire à deux importantes échéances de haut niveau programmées respectivement à New York pendant la semaine du climat des Nations Unies et à la COP23 prévue à Bonn en novembre prochain et se veut une occasion de présenter l’état des lieux des échanges d’expertises en matière du climat et du développement durable, dans le cadre de la coopération.

Cette rencontre, à laquelle prennent part des experts issus de plus de 18 pays en développement, s’assigne également pour buts d’identifier les domaines de coopération entre les pays du Sud pouvant être renforcés et explorer les initiatives potentielles pour consolider cette coopération et discuter des étapes futures de préparation des prochaines échéances sur la Coopération Sud-Sud en perspective de la COP23.

Au programme de cet événement environnemental figurent des sessions thématiques et des tables rondes portant notamment sur la coopération technique et la technologie, la mobilisation des fonds et la transparence en matière de changement climatique.

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