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Dossier du mois : Rétrospective

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Dossier du mois

L’écriture et la peinture pour rompre la morosité ambiante

Nadia Chellaoui, Artiste peintre et Ambassadeur de Divine Académie de la Culture et des Arts

 

Depuis l’impulsion qu’a don­née sa majesté le Roi à la peinture, les artistes peintres sont tous sortis de leur léthargie et ont répondu présents à l’appel subtil et fin auquel Sa Majesté a habitué son peuple aimant.

L’année 2016 a vu naître des écri­vains fructueux, des poètes prodigieux, des peintres talentueux. Casablanca et Rabat ont vu s’organiser des réunions littéraires de qualité, des rencontres philosophiques, la parole s’est libérée, la pensée aussi et l’art pictural s’est exprimé à merveille pour le bonheur des artistes et pour celui des amateurs.

Je peins depuis mon très jeune âge, encouragée par mes parents qui m’ont donné une sensibilité particulière et ensuite, par ma cellule fa­miliale qui m’accompagne dans mes créations. Ce n’est que récemment que j’ai osé partager mes oeuvres, avec succès, à mon plus grand bonheur.

Dans cette ambiance poli­tique et sociale, qu’a connue le Maroc en 2016, l’art de la peinture et celui de l’écri­ture ont compensé, tout au moins en partie, la moro­sité ambiante. Les théâtres en construction ne sont pas prêts, les salles de cinéma désertées, le festival du film dénigré, et la participation marocaine intimidée, tout cela ne demande qu’un coup de pouce pour être relancé. Tous les espoirs sont permis. Même si notre politique est pour le moment bancale, nous vivons une paix sociale et un équilibre harmonieux garanti par un peuple souverain qui croit en son Roi et un Roi aimant qui jouit de sa souveraineté. La clé de cet équilibre est l’Amour. Voilà enfin de compte le moteur d’une vie heureuse.

C’est justement ce même amour qui dynamise ma création et mes toiles. Dans le ciel de l’année en finitude, une lune a éclairé mes couleurs et a inventé pour moi un bleu qui met en surbrillance les autres couleurs et les égaie pour le plaisir de mes yeux et celui de ceux qui ont aimé ce que je produis. J’ai beaucoup travaillé tant que l’inspiration était là, et elle l’a heureusement toujours été, pour être reconnue par mes pairs et accueil­lie favorablement par les amateurs de mon travail. Shekha Noora Bent Khalifa, princesse de Bahrein m’a fait l’honneur d’accepter une de mes oeuvres lors du Festival Casarts le 15 juillet dernier, Feu maître Zine m’a invitée à l’événement Fadaa Ennass organisé sur l’esplanade de la mos­quée Hassan II. J’ai exposé à Monaco Art tentation, en septembre et enfin, j’ai été décorée et promue ambassa­drice marocaine par la Divine Acadé­mie des arts, lettres et culture lors de l’exposition artistique au Carrousel du Louvre à Paris, en octobre, et tant d’autres événements.

Tant d’événements heureux et tant d’espoir bien que l’année 2016 se ferme sur le triste décès de maître Zine, qui le long de sa vie a oeuvré pour la promotion de l’art et des artistes, un homme à qui la générosité a tout à en­vier et qui en partant laisse un héritage conséquent et en même temps, un vide que nous, artistes marocains, auront peut-être du mal à combler. Qu’il re­pose en paix. J’ai aussi une pensée par­ticulière pour nos maîtres artistes qui ne cessent de donner du plaisir, susciter de l’admiration et brandir le drapeau marocain ici et ailleurs.

2017 sera pour le Maroc et le peuple marocain une année de grand bonheur. Nous récolterons les fruits de l’effort Royal en Afrique, les résultats des directives de Sa Majesté concernant la politique intérieure, nous nous en­nuierons moins et nous nous aime­rons plus. Nous nous imbiberons de la culture locale et étrangère, nous visiterons plus de musées et nous ini­tierons nos enfants au théâtre, à la lec­ture, au cinéma et aux galeries d’art. Je promets de produire encore plus et tenir mon agenda déjà plein dans l’es­poir d’être à la hauteur de ceux qui me font confiance et de l’honneur qu’on me fait pour servir mon pays à travers mon art et promouvoir le Maroc et la paix universelle.

Aujourd’hui, je prie pour le pauvre au fond de sa masure, pour le malade alité, pour l’impotant dans sa chaise, pour l’indigent dans sa misère, pour l’agriculteur labourant son champ, pour l’artisan façonnant son produit, pour la maîtresse d’école, pour le fonctionnaire, le médecin, l’architecte, pour tous afin que l’année à venir nous soit favorable.

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