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Fès : Les projets INDH portent leurs fruits

Fès : Les projets INDH portent leurs fruits

Les projets initiés dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) continuent à porter leurs fruits dans la préfecture de Fès. C’est le cas notamment de trois centres sociaux, qui ont vu le jour ces dernières années, pour un coût global de 9,4millions de DH.

Il s’agit du club féminin Al Mariniyine, du centre social de proximité Dhar Mehraz et du centre de formation et d’encadrement des enfants et des jeunes de Bensouda.

Ces structures créées en coordination avec l’Entraide nationale ont en commun leur installation dans des quartiers jugés précaires, ce qui n’est pas sans effets positifs directs sur la population, particulièrement les couches cibles.

Créé en 2013 au quartier Dhar El Khamis à l’arrondissement Al Mariniyine, le club féminin a mobilisé un investissement de 3,3 MDH, dont la contribution du fonds de l’INDH est estimée à 2,3MDH.

Réalisée en partenariat avec le Conseil préfectoral (1MDH), cette structure multidisciplinaire s’inscrit dans le cadre du programme de lutte contre l’exclusion sociale en milieu urbain.

Ce centre, qui comprend des ateliers d’art culinaire, de pâtisserie, d’enseignement, de couture, de coiffure, d’esthétique, de musique, outre une salle multimédia et des cellules d’écoute, vise la promotion des activités sociales dédiées aux femmes, qui bénéficient d’une formation leur permettant de faciliter son intégration dans la vie socio-économique.

‘’Cette structure socio-éducative a eu un impact réel sur les femmes adhérentes, en leur permettant d’être autonomes financièrement, particulièrement celles qui souffrent de la précarité’’, a indiqué à la MAP, la présidente de l’association ‘’caravane Nour pour l’amitié et le développement social’’, Khadija Hajjoubi, chargée également de la gestion du centre.

Elle n’a pas caché sa ‘’fierté’’ pour les actions accomplies par la cellule de l’écoute et de la vulgarisation juridique, en faveur des femmes et des filles en situation difficile.

Cette cellule est également l’un des points forts du centre social de proximité de Dhar El Mehraz, qui a vu le jour en 2014, pour un investissement de 2,5MDH, dont la contribution du fonds de l’INDH s’élève à 2MDH, et ce dans le cadre du programme de lutte contre l’exclusion sociale en milieu urbain.

Cette structure, dont les activités touchent à l’enseignement primaire, la formation, l’informatique, l’art culinaire, la couture et l’écoute et l’orientation des femmes et des filles en situation difficile, a notamment pour objectifs d’élargir les activités sociales au profit des jeunes et des femmes des quartiers et assurer une insertion socioprofessionnelle des bénéficiaires.

Selon le président de l’association ‘’Al Yakada pour le développement et l’action sociale’’, qui gère ce centre, Tarik Montassir, cette structure sociale mise davantage sur l’intégration des jeunes que sur leur formation, précisant que 90 parmi 670 bénéficiaires du centre ont été intégrés dans la vie active.

Il a aussi fait savoir que 150 autres suivent des formations dans des entreprises, qui pourraient déboucher sur leur recrutement, notant que le centre a élaboré des programmes spécifiques pour attirer davantage d’adhérents, notamment par le biais de ‘’sessions de formation modèles’’ dispensées une fois par mois au profit des non-adhérents.

Quant au dernier projet, il concerne le centre de formation et d’encadrement des enfants et des jeunes, construit au quartier Bensouda El Berkani à l’arrondissement de Zoughara en 2014 pour un investissement global de 3,6 MDH, financé par l’INDH.

Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre du programme de lutte contre l’exclusion sociale en milieu urbain, comprend des espaces d’écoute, d’orientation et d’animation culturelle et artistique, outre des activités de soutien scolaire, dont des sessions en informatique.

Cette structure, qui a, selon ses gestionnaires, un ‘’impact tangible’’ sur le niveau d’intégration et d’animation sociale des jeunes, tend à relancer les actions et les activités sociales au profit de ces couches sociales.

Pour Bouchta Hannach, président de ‘’l’association espace citoyen’’ et directeur du centre, ce projet, fruit d’un partenariat entre l’association, le comité préfectoral de l’INDH et les autorités locales, vise à offrir des services aux couches précaires du quartier Ben Souda, particulièrement les femmes victimes de violence et les enfants en situation difficile, à travers des ateliers d’éducation artistique, théâtrale, cinématographique et musicale, outre des cellules d’écoute.

Le club, qui accueille actuellement 500 personnes de divers âges et catégories sociales, œuvre à attirer un plus grand nombre d’adhérents, qui s’élèvent aujourd’hui à environ 500 personnes.

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