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La fin de Daech, sera-t-elle la fin du terrorisme ?

La fin de Daech, sera-t-elle la fin du terrorisme ?

Par Gabriel Banon

Il y a plus de dix ans de cela, un dignitaire religieux iranien m’expliquait : «l’Europe est en décadence, vous ne respectez plus ni mère ni père, pas plus que l’enseignant. Vous acceptez des moeurs condamnées par toutes les religions. Vous parlez de mariage entre personnes de même sexe, comme une chose inévitable. Nous islamiserons toute l’Europe !»
Depuis, le mariage pour tous a été instauré, les enfants peuvent avoir deux mamans ou deux pères. Et certaines théories veulent donner aux enfants le choix du sexe. N’est-ce pas là un terrain propice à toute radicalisation ?
La guerre menée par les penseurs socialistes contre la famille, a contribué à détruire, petit à petit, la cellule principale de notre société, et enlevé toute autorité aux parents. Les enfants sont invités à porter plainte contre leurs parents, s’ils considèrent qu’il y a un abus du pouvoir parental. C’était, encore il n’y a pas longtemps, inimaginable.
C’est dans cette société, considérée par certains, en décadence, que s’exprime aujourd’hui le terrorisme.
L’assassinat d’un prêtre catholique, pendant qu’il célébrait la messe, atteint un degré d’horreur et de barbarie, à nul autre pareil. On s’est refusé, depuis des années, de s’interroger sur les racines et la réalité du mal islamiste.
Ce n’est pas la première fois que l’on assassine des prêtres ou des religieux chrétiens. La Turquie, l’Algérie ou encore le Moyen-Orient en guerre, ont eu à déplorer de tels massacres. Ils sont considérés par certains, comme des actes de conquête religieuse. Battre DAECH, l’éradiquer, éradiquera-t-on le terrorisme islamique ? Bien sûr que non, cette situation vient de bien loin, d’un sentiment de revanche à prendre sur l’occident. Cet Occident, colonialiste à ses heures, qui a voulu apporter la démocratie représentative et l’économie de marché, à des peuples de sauvages, comme l’exprimait à l’Assemblée Nationale française, le ministre Jules Ferry. L’exploitation des richesses naturelles, accompagnée d’une humiliation constante de l’indigène, a laissé des traces indélébiles, dans l’inconscient des peuples colonisés.
On ne le dira jamais assez, l’Islam, radical ou modéré, est en phase de reconquête. Arrêter l’expansion de l’Islam radical, n’est pas pour demain. Pour ceux-là, l’heure est venue, après plusieurs siècles d’expansion européenne, de la revanche et de l’islamisation. On vit, aujourd’hui, que l’on veuille ou non, un choc de culture, accompagné d’une violence inouïe. Aucun pays n’est à l’abri de cette déferlante de haine et de violence.
Le noyau originel de « l’Etat islamique » a été créé, en Irak en octobre 2006, cinq mois après la liquidation du chef djihadiste, al-Zarqaoui. Il renaît de ses cendres en 2014. Cet Etat religieux et califal, se donne pour mission de reprendre le djihad (expansion territoriale et conversion à l’Islam) contre les incroyants, infidèles et apostats. Le rêve de DAECH est de voir s’installer, dans ces pays de mécréants, la guerre civile. La haine appelle la haine, et il faut une détermination exceptionnelle, pour y faire barrage. La civilisation occidentale a produit, en son temps, des monstres, comme le nazisme ou le totalitarisme. La civilisation arabe a enfanté son monstre : l’islamisme radical. Le monde musulman est en proie à des guerres idéologiques, Sunnites contre Chiites, depuis les années 80, et une guerre de leadership entre l’Arabie saoudite et l’Iran, depuis le retournement géopolitique des Etats-Unis, au Moyen-Orient ?
Les musulmans du monde arabe, ont compris que le monde chrétien est en phase de repli. Les islamistes, et leur cohorte de djihadistes, considèrent que le moment de la reconquête est arrivé, avec un fort goût de revanche.
On ne peut que constater que la prise de conscience, par les Européens, de la réalité, coexiste avec la volonté de ne pas savoir.
L’islamisation de l’Europe, est-elle en marche ?

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