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France : des missions prochainement au Niger et au Tchad pour l’identification des personnes éligibles au droit d’asile

France : des missions prochainement au Niger et au Tchad pour l’identification des personnes éligibles au droit d’asile

La France procèdera “dans les prochaines semaines” au lancement de missions au Niger et au Tchad pour l’examen des demandes d’asile en vue d’identifier les personnes éligibles à ce statut et celles qui ne le sont pas, a annoncé le président français Emmanuel Macron. 

L’examen des demandes se fera sur la base de listes proposées par le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).  Ces missions visent notamment à “prévenir un afflux de migrants économiques” non éligibles au droit d’asile, a expliqué le chef de l’Etat français à l’issue d’une audience accordée lundi à l’Elysée au président du HCR, Filippo Grandi.  La France “ouvrira sur les deux prochaines années 10.000 places” pour les réfugiés “réinstallés“, c’est-à-dire acceptés en France, depuis le Niger, le Tchad, mais aussi de Turquie, du Liban et de Jordanie, a précisé M. Macron.

Parmi ces 10.000 réfugiés, 3.000 seront issus des “missions de protection avancées” de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) au Niger et au Tchad, a précisé dans la soirée le ministre français de l’Intérieur Gérard Collomb dans un communiqué.  Fin juillet dernier, le président français avait annoncé l’intention de son pays d’examiner les demandes d’asile directement en Afrique, via des “hotspots” au Niger et au Tchad.  Les personnes acceptées dans ces pays verraient leur voyage facilité, tandis que les personnes non éligibles seraient dissuadées de poursuivre un dangereux périple.

Lors d’un mini-sommet Europe-Afrique tenu fin juillet à Paris, le chef de l’Etat français avait réitéré cette proposition tendant à “identifier” au Niger et au Tchad les ressortissants “qui ont droit à l’asile” pour “les mettre en sécurité le plus rapidement” possible, le tout “sous supervision du HCR“.  Selon l’envoyé spécial du HCR pour la Méditerranée centrale, Vincent Cochetel, le nombre de “personnes vulnérables” ayant besoin d’un transfert s’élève à “83.500 au Tchad et 10.500 au Niger”.

En 2015 et 2016, “aucun réfugié africain” n’a été transféré depuis le Niger, “un seul” en 2017 (vers la France), a-t-il indiqué.  Quant au Tchad, le nombre de personnes réinstallées s’élève à “856 en 2015, 641 en 2016 et 115 en 2017“, “presque aucun vers l’Europe” puisque “la plupart ont été accueillis au Canada ou aux Etats-Unis“, a-t-il précisé.

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