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« Fredoom House » et presse algérienne : un malheureux raccourci

« Fredoom House » et presse algérienne : un malheureux raccourci

Hassan Alaoui
« Libre », « partiellement libre » ou « non libre », tels sont les qualificatifs qu’une certaine association américaine, dénommée « Freedom House » accorde aux pays différents qu’elle est censée observer voire surveiller chaque année.

Fondée en 1941 et basée à Washington, elle gratifie les Etats de la communauté internationale de notes et de mentions sur la base de leur pratique « démocratique » sur lesquelles le gouvernement américain se base à son tour pour porter un jugement rédhibitoire.
« Freedom House » est financée essentiellement par le gouvernement des Etats-Unis, et une grande partie de hauts responsables ou de dirigeants sont passés par cette agence qui sert de pépinière pour alimenter l’Administration américaine en cadres et en matière grise.
Une notice de Wikipédia, expliquant que les membres du Conseil de cette ONG officieuse, appartiennent aux milieux de l’entreprise et du pouvoir, cite les noms prestigieux de Steve Forbes, Samuel Huntington, Azar Nafisi, Farooq Kathwari , P. J. O’Rourke, Mara Liasson , et Mark Palmer, Kenneth Adelman , Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, Otto Reich, Jeane Kirkpatrick, Zbigniew Brzezinski, et Malcolm Forbes Jr.
« Freedom House » cultive une passion pour la démocratie, mais s’ingénie selon une tradition bien américaine à dresser la liste des « bons » et « mauvais » pays selon des critères spécieux et donc tendancieux. Cette année encore, ses éminents experts n’ont pas trouvé mieux que d’écrire dans leur rapport que « le Sahara ( marocain) est une zone non libre » ! Et que le « respect des droits politiques et civiques a enregistré un recul important en 2017 ». La note serait 4 points sur 100, un chiffre d’autant plus dégradant qu’il ne repose sur aucun critère raisonnable.
Cependant, il a suffi que l’ONG le présente de cette façon caricaturale et infondée pour que la presse algérienne, vorace pour ce qui accable notre pays, s’en saisisse et en fasse ses choux gras. Le quotidien algérien du FLN et du pouvoir, « El Moujahid » n’hésite pas d’évoquer « le Sahara, comme une colonie marocaine » – , parle de « territoires occupés » et, vicieux comme à l’accoutumée, affirme indirectement que cette interprétation corrobore la position du Département d’Etat américain.
Ce qui est tout simplement un mensonge de plus.
Jusqu’à nouvel ordre, le rapport intégral n’a pas été encore publié, et la presse algérienne qui, falsificatrice à tous vents, a préféré mettre l’accent sur le Maroc, qualifié par l’ONG américaine de « pays partiellement libre », oublie tout simplement que le même rapport souligne que « l’Algérie est un pays non libre » ! Comme quoi, la mauvaise foi de la presse algérienne est encore une fois patente et lamentable. On ne fondera jamais notre conviction nationale sur un rapport plus que partial, fût-il l’œuvre des stratèges des Etats-Unis, pour laisser colporter des balivernes sur un Maroc qui assure avec succès sa transition démocratique et promeut la démocratie et les droits de l’Homme.
Prendre pour argent comptant les logomachies débitées sur notre pays depuis certaines officines à Washington ou ailleurs, comme certains le font en avalant les couleuvres, c’est se méprendre sur la vérité et l’objectivité qui sont le Talon d’Achille de ce rapport – le énième – qui nourrit des malveillantes usurpations de nos valeurs.
L’année 2017 a connu une série de manifestations, à Al Hoceima en particulier, contre les retards de projets économiques et sociaux. Elles se sont déroulées dans le strict respect des droits de l’Homme et des libertés publiques et individuelles, gérées par les autorités et les forces de l’ordre sans effusion de sang, dans le cadre de la loi. Le Sahara marocain, quelle que soit la position de « Freedom House » ou autres, n’est pas une « colonie », mais une partie intégrante du Royaume du Maroc depuis près de 14 siècles

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