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Le gouvernement s’engage à garantir un climat attractif des investissements pour créer la richesse

Le gouvernement s’engage à garantir un climat attractif des investissements pour créer la richesse

Le programme du gouvernement, présenté la semaine dernière devant les deux chambres du parlement, a retenu plusieurs mesures de nature à garantir un climat compétitif et attractif des investissements et favorable à l’innovation et ce, dans le but de créer la richesse et de renforcer les opportunités d’emploi productif.

Le programme, dont les grandes lignes ont été déclinées par le chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani, vise à mettre en place un tissu économique fort, à renforcer le secteur industriel et l’entreprise marocaine et à booster les investissements.

Pour ce faire, la feuille de route du gouvernement propose la poursuite de la mise en œuvre du plan d’accélération industrielle (2014-2020) en vue d’en faire un levier majeur de croissance, l’amélioration de sa contribution au PIB, parallèlement au renforcement de la compétitivité des secteurs industriels à grande valeur ajoutée.

La stratégie du gouvernement s’assigne également comme objectifs l’accélération du rythme de la mise en œuvre du nouveau plan de réforme de l’investissement, la mise en place d’un système fiscal incitatif pour les grandes sociétés et les industries d’export, ainsi que l’élaboration d’une nouvelle charte de l’investissement et la fusion des instances publiques chargées d’incitation des investissements, d’exportation et de promotion. Il sera également question de renforcer les capacités de gestion des centres régionaux d’investissement en les dotant de nouvelles prérogatives.

De même, le programme gouvernemental porte sur la poursuite de la compensation industrielle (offset) au profit des importateurs internationaux et le transfert de l’expertise et de la technologie au profit de la main-d’œuvre marocaine, ainsi que l’adoption d’incitations financières pour les entreprises émergentes et PME actives dans les secteurs prometteurs.

Le gouvernement insiste aussi sur l’accélération de l’examen des projets d’investissement en retard au niveau des centres régionaux d’investissements et la mise en œuvre de la stratégie du commerce 2020 en vue d’organiser l’activité commerciale et d’améliorer le pouvoir d’achat des familles.

Par ailleurs, le gouvernement considère que la promotion de l’entreprise, l’incitation des investissements et la réalisation d’une transformation structurelle de l’économie vers une production à valeur ajoutée exigent une série de mesures pour renforcer le secteur financier et consolider sa stabilité et son rôle dans le financement de l’économie. La déclaration cite la réforme de la loi sur les banques et la création de financements alternatifs dans le cadre de la finance participative.

Le gouvernement projette également le renforcement de l’inclusion financière par la mise en place d’une stratégie nationale en concertation avec les différents acteurs des secteurs public et privé dans la perspective de diversifier les mécanismes d’accès au financement des PME et émergentes. L’élaboration d’un cadre juridique pour l’encouragement des investissements dans le secteur minier, des produits pétroliers et du gaz naturel figure aussi parmi les priorités de l’exécutif.

Outre les secteurs précités, la stratégie gouvernementale ne compte pas renoncer aux investissements dans les infrastructures, la logistique et le transport, citant notamment le lancement de projets d’équipements publics, la mise à niveau du réseau routier, la poursuite du programme de construction des voies express et rurales, ainsi que la maintenance du réseau national, l’extension du réseau autoroutier et la modernisation de celui ferroviaire.

Le développement des infrastructures portuaires et aéroportuaires est également nécessaire pour accompagner l’ouverture du Maroc et sa stratégie touristique.

Parallèlement à ces mesures, le gouvernement ne ménagera aucun effort pour promouvoir les exportations marocaines, améliorer les conditions de leur commercialisation, limiter les barrières non tarifaires pratiquées par plusieurs pays et évaluer les accords de libre-échange.

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