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Hamid Bentahar, l’homme qui a construit son destin et donné ses lettres de noblesse au secteur

Hamid Bentahar, l’homme qui a construit son destin et donné ses lettres de noblesse au secteur

Hamid Bentahar a reçu le 9 novembre dernier à Marrakech les insignes de Chevalier de la Légion d’honneur française. Cette distinction lui a été remise par Christian Cambon, Président du groupe d’amitié France- Maroc, Sénateur de Val de Marne et Secrétaire du Sénat. La cérémonie, conviviale, s’est déroulée en présence de Madame Bariza Khiari, Sénatrice de Paris et Vice-Présidente du groupe d’amitié France-Maroc, ainsi que de plusieurs autres personnalités, marocaines et françaises. Elle a été marquée par des discours qui ont tour à tour rendu hommage à l’homme du développement du groupe ACCOR au Maroc.

D’une nonchalance de dandy, le regard busqué et le sourire affiché, un tantinet timide, l’homme qui sillonne les espaces et les couloirs de l’hôtel, saluant ici employés et clients ne s’est jamais départi de sa courtoisie. Il est à l’écoute et s’appelle Hamid Bentahar, un prénom et un nom de prédestination. Berbère du sud par sa mère, berbère du nord par son père, rifain jusqu’aux bouts des ongles, mais internationaliste de vocation, son parcours est atypique : de la Grèce, jusqu’à l’Asie, en passant par le Brésil, et en Afrique à présent, il peut s’apparenter à ce « globe trotter » qui survole les méridiens mais atterrit néanmoins là où la destinée le fige sans l’immobiliser pour autant.

L’homme qui a entamé en 1990 sa carrière au sein du groupe ACCOR, à la tête des Sofitel du Maroc, illustre parfaitement le profil du manager qui invente son propre modèle, non pas adaptant – car le groupe n’était pas encore installé en tant que tel au Maroc -, mai inventant, peaufinant, créant et imposant une marque dans ce Maroc qui lancera ensuite la Vision 2010 et 2020 du tourisme, accompagnée d’une série d’exigences de modernisation. On le voyait, ce Hamid Bentahar, débouler en tenue caractéristique d’animateur, la mise impeccable, chemisier en lin blanche et pantalon en noir, ou l’inverse, il s’enquerrait des installations et des détails de décor même, l’œil vigilant et administrant ordres et conseils. A Marrakech, il mettait un point d’honneur à faire du Sofitel le luxueux établissement haut de gamme qui, pour certains, n’avait rien à envier au palace de la Mamounia dans un certain sens. Le groupe Accor, implanté dans le cadre d’une convention signée avec l’Etat marocain, sous l’égide de feu Hassan II, entendait « donner ses nouvelles lettres de noblesse à l’hôtellerie nationale ». Ainsi s’était exprimé Gérard Pelisson, président cofondateur du groupe Accor à l’issue d’une audience que lui avait accordée le Roi Hassan II. De ce propos, Hamid Bentahar fera son axiome, une manière de programme. Nommé à la tête de tous les hôtel Sofitel du Maroc, ( Ceux du sud , Marrakech, Agadir, Essaouira comme ceux du Nord, Tétouan) il veillera à leur insuffler un tel esprit, innovant chaque jour, rénovant régulièrement à la fois le concept de luxe et surtout mettant en œuvre un certain management dont la marque – en termes de gestion de l’encadrement, du service, de la mobilité – aura été porteuse.

Il existe une culture Sofitel, et surtout Accor qui n’en démord pas de son ambition d’être la toute première au Maroc, bouleversant même la tradition et que Hamid Bentahar a imprimée. Supervisant par la suite , en tant que Vice-président les activités « AccorHôtels Maroc »  et Luxe et haut de gamme , Il a vu son champ d’action – et surtout de responsabilité – s’étendre du Maghreb à l’Ile Maurice et l’Océan indien, notamment le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Guinée Equatoriale, le Congo, l’Angola et le Nigéria.

Le mordu du tourisme a commencé tôt son parcours en tant que chargé des loisirs dès 1989, pour ensuite devenir – à force – directeur général d’un hôtel dans le sud de la Turquie, ensuite en Grèce avant une parenthèse à Paris de quelques années pour s’occuper du segment de la formation des futurs dirigeants d’hôtels. Lorsqu’il s’expatriera de France de nouveau, c’est pour diriger les hôtels du groupe ACCOR en Tunisie, à Djerba entre autres. Prenant en main les Sofitel du Maroc, il veillera à la marque qu’il a à cœur de promouvoir, et grâce à lui , elle deviendra de toute évidence emblématique. Le parcours ne s’achèvera pas pour autant, car au regard de son professionnalisme avéré, Hamid Bentahar sera invité quasi officiellement pour se présenter au titre de Président du Conseil Régional du Tourisme (CRT). Haut la main il franchit cette étape, et la ville de Marrakech y gagnera à coup sûr en rigueur, en célébrité dirions-nous sur le plan international. Le tourisme se reconnaîtra dans un homme qui a la réussite du secteur chevillée au corps, un militant dont la vision est de servir.

Un sondage mené par notre confrère TourismaPost auprès de 800.000 personnes a fait de Hamid Bentahar la personnalité de l’Année 2014 pour le secteur du tourisme. Echantillon d’autant plus représentatif qu’il confirme en effet son leadership et sa notoriété.

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