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Le Ramadan et la filière datte: Une dynamique socioéconomique positive à préserver

Le Ramadan et la filière datte: Une dynamique socioéconomique positive à préserver

La datte constitue l’un des aliments qui embellissent la table du ftour des familles marocaines pendant le Ramadan, c’est pourquoi la consommation de ce fruit très prisé pour ses qualités nutritives atteint un pic durant le mois sacré et occasionne par la même une dynamique socioéconomique vertueuse avec des retombées bénéfiques sur la population.

Cette tradition est beaucoup plus enracinée dans la région de Drâa-Tafilalet connue comme terre de production par excellence des meilleures variétés de dattes à l’échelle nationale et internationale.

En effet, le territoire contribue à l’approvisionnement du marché marocain en ce produit à hauteur de 70 pc, un indicateur qui explique en grande partie la vocation phoenicicole de l’économie de la région à dominance oasienne.

Cette vocation est appelée à se développer encore davantage à l’avenir d’autant plus que des études récentes prédisent une nette croissance de la demande des dattes dont les vertus nutritionnelles ne sont plus à démontrer.

C’est ce qui explique, par ailleurs, la forte consommation de la datte au niveau de la région avec 11 kg en moyenne annuelle et par habitant, contre 3 kg seulement à l’échelle nationale.

La production dattière a atteint, l’année dernière, 101.000 tonnes dans la région qui compte plus de 4,5 millions de palmiers sur une superficie totale de 43.000 hectares.

La question qui mérite d’être approfondie plus dans ce cadre consiste à expliquer le secret derrière l’engouement des consommateurs envers la datte et pourquoi elle est beaucoup appréciée par les habitants pendant le mois sacré.

De prime à bord, il est à souligner que la datte est un fruit riche en sucre naturel simple, facilement digestible et assimilable par le corps humain.

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Aussi, les prix pratiqués sur le marché selon les variétés sont à la portée du consommateur local, en plus des conditions de conditionnement de cet aliment qui ont connu une grande amélioration grâce surtout aux techniques d’emballage, de valorisation et de stockage pour in fine mettre à la disposition du client un produit de qualité, bien présentable et attractif.

Comme il a été signalé plus haut, Drâa-Tafilalet est connue comme terre de production par excellence de la variété Majhoul qui a pris de l’ampleur ces dernières années.

Un autre facteur déterminant de cette dynamique palpable enregistrée pendant le mois sacré est lié à la mise en place d’un grand nombre d’unités de valorisation.

Ces projets ont largement contribué à la préservation de la qualité des dattes commercialisées sur le marché local et national surtout à la veille du carême.

Il va sans dire qu’en dépit des efforts soutenus déployés en vue de booster la production nationale des dattes, le gap de la consommation est compensé par l’importation d’une quantité variant entre 30.000 à 50.000 tonnes selon la production nationale.

Le recours à l’importation reste toutefois provisoire pour la simple raison que la plupart des exploitations phoenicicoles modernes mises en place au niveau de la région sont de création récente et par ricochet, la production des palmiers n’a pas encore atteint le régime de croisière.

Tout compte fait, on peut affirmer que la dynamique que connait la filière dattière au niveau de Drâa-Tafilalet est plus marquée pendant le Ramadan car juste après le mois sacré, le chiffre d’affaires des commerçants des dattes revient à la normale.

Face à ce constat, les experts nutritionnistes conseillent de consommer davantage les dattes d’abord pour maintenir cette activité économique salutaire que connait le territoire pendant le carême et aussi pour faire bénéficier les populations d’un aliment très nutritif, sain et riche en minéraux.

Aussi, il n’est pas sans intérêt de rappeler que pendant ce mois béni, la datte et le lait constituent les principaux aliments qui garnissent la table des familles marocaines et les fidèles les préfèrent à tout autre. 

La datte est consommée à la rupture du jeûne et lors du Shour, une habitude très ancrée dans les traditions et qui s’explique par le fait que "le fruit du paradis" fournit suffisamment d’énergie pour résister à la faim en période ramadanesque. 

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