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L’engagement dans la transition climatique est moins une « contrainte à subir qu’une chance à saisir »

L’engagement dans la transition climatique est moins une « contrainte à subir qu’une chance à saisir »

L’engagement dans la transition climatique est moins une "contrainte à subir qu’une chance à saisir", a affirmé, mardi à Bamako, la Secrétaire d’Etat chargée du Développement durable, Mme Nezha El Ouafi.

"Cet engagement dans la transition climatique est moins une contrainte à subir qu’une chance à saisir, la chance d’une nouvelle prospérité et d’un nouveau modèle de développement", a-t-elle souligné dans son intervention lors des travaux du segment de haut niveau du 2ème Dialogue structuré, que le Fonds Vert pour le Climat (FVC) organise avec l’Afrique. "Au nom de mes sœurs et frères africains, nous réitérons notre appel aux pays donateurs à honorer leurs engagements à l’égard de la feuille de route de 100 milliards de dollars d’ici 2020 et permettre de promouvoir l’ordre d’un nouveau climat pour la paix et la stabilité", a-t-elle dit.

Après avoir relevé que le Maroc met son savoir-faire et son expertise dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique au profit de l’Afrique, la Secrétaire d’Etat chargée du Développement durable a mis en exergue la volonté affichée par le Maroc afin de porter la part des énergies renouvelables de 42% de puissance installée, objectif fixé pour 2020, à 52 % à l'horizon 2030, permettant ainsi d’atteindre l’objectif de limiter ses émissions de gaz à effet de serre à 42% à l’horizon 2030.

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Dans ce contexte, Mme El Ouafi a indiqué que l’année 2018 est une "année charnière" car elle constitue l’échéance fixée par les pays Parties à la CCNUCC (Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques) en vue de mettre en place les jalons et bases du règlement d’opérationnalisation de l’Accord de Paris, soulignant que cette rencontre vient dans un contexte particulier, marqué par le lancement du dialogue de facilitation entre les Parties, nommé symboliquement "Dialogue de Talanoa", pour faire le point sur les efforts collectifs des Parties en ce qui concerne les progrès vers l'objectif à long terme en matière de lutte contre le Changement Climatique dans la perspective de rehausser l’ambition des pays au regard de leurs Contributions Déterminées au niveau National.

"Nous sommes également à quelques mois de la COP24 qui connaitra le lancement du 'Plan d’action de Katowice pour la transition juste’, lequel plan donnera d’une part un mandat au Fonds Vert pour le Climat et aux autres entités de la finance climat pour appuyer des projets visant à créer des emplois et d’autre part fournir des lignes directrices aux pays quant à la manière d’intégrer la transition juste et le travail décent dans leurs politiques climatiques", a-t-elle poursuivi.

S’agissant de l’importance accordée par le Maroc au renforcement des capacités, qui constitue, selon Mme El Ouafi, un axe fondamental dans les processus nationaux d’implémentation de l’Accord de Paris, elle a indiqué que le Royaume a mis en place un Centre de Compétences en Changement Climatique (4C Maroc) en tant que plateforme de promotion de la cohérence de la mobilisation de l’expertise nationale au profit du service des politiques publiques et des acteurs institutionnels, au plan national, territorial et international.

Elle a par ailleurs énuméré un certain nombre de contraintes qui entravent l’investissement dans le développement sobre en carbone et résilient au climat, notamment l’insuffisance du cadre juridique et institutionnel, les lacunes sur le plan des connaissances, la faible capacité d’évaluation des risques liés au changement climatique et à les intégrer dans la prise de décisions d’investissement ou de financement, outre l’accès faible au financement et les incertitudes quant à la rentabilité des investissements et l’aversion aux risques, entre autres.

Lors de ce dialogue, qui se poursuit jusqu'au 6 courant, les pays africains feront un premier bilan des efforts fournis en matière de mise en œuvre des projets et débattront des modalités de renforcer davantage l’engagement desdits pays.

Ce dialogue connaitra la tenue d’un segment ministériel, des sessions plénières et des groupes de travail thématiques et réunira les autorités nationales désignées, les points focaux auprès du FVC, les départements ministériels en charge de l’environnement et des finances, les points focaux nationaux de la CCNUCC ainsi que les entités accréditées.

Le Fonds Vert Climat est une entité opérationnelle du mécanisme financier de la CCNUCC, créée en 2010 à Cancun au Mexique, devenu opérationnel en 2014. Son objectif est de réaliser le transfert de fonds des pays les plus avancés à destination des pays les plus vulnérables, afin de mettre en œuvre des projets visant à promouvoir un développement à faibles émissions carbone et résilient au changement climatique dans les pays en développement.

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