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L’enquête administrative et judiciaire au sujet du drame d’Essaouira est en cours et l’encadrement des actes de bienfaisance est une nécessité

L’enquête administrative et judiciaire au sujet du drame d’Essaouira est en cours et l’encadrement des actes de bienfaisance est une nécessité

L’enquête administrative et judiciaire sur les circonstances du drame d’Essaouira est en cours, a affirmé, jeudi à Rabat, le chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani, soulignant la nécessité d’encadrer les actes de bienfaisance de manière à leur permettre de réaliser les objectifs escomptés.

Dans un communiqué lu lors du point de presse tenu à l’issue de la réunion hebdomadaire du Conseil de gouvernement, le ministre délégué chargé des Relations avec le parlement et la société civile, porte-parole du gouvernement, M. Mustapha El Khalfi, a indiqué que M. El Othmani a assuré qu’une enquête administrative et judiciaire est bel et bien en cours et que ses conclusions seront annoncées à l’opinion publique nationale une fois reçues, notant que les leçons nécessaires seront tirées dans le cadre de la corrélation entre la responsabilité et la reddition des comptes.

Le chef du gouvernement a par la même occasion rappelé que la culture de bienfaisance, de bénévolat et de secours est ancrée et enracinée dans les traditions du Royaume et représente un motif de fierté, comme l’a souligné SM le Roi Mohammed VI, mettant en avant la nécessité d’identifier les responsables et de déterminer les erreurs commises en vue d’éviter qu’elles ne se reproduisent.

« Ce drame ne doit pas servir de prétexte pour en imputer la responsabilité à l’action bénévole et de bienfaisance. Il faut, bien au contraire, préserver ce type d’action de façon à garantir la dignité du citoyen et sa sécurité », a souligné M. El Othmani.

Il est nécessaire d’encadrer l’action de bienfaisance de manière à lui permettre de réaliser les objectifs escomptés sans entraîner de drames ou d’incidents, a-t-il souligné, rappelant qu’une réunion de la commission interministérielle a été tenue pour examiner le cadre juridique régissant les opérations de bienfaisance, et qu’à l’issue de cette réunion, un sous-comité technique a été mis en place pour travailler sur cette question.

Par ailleurs, M. El Ohtmani a fait savoir que le gouvernement se penche sur l’élaboration d’une étude concernant l’ensemble de ses programmes sociaux en vue d’atteindre une plus grande synergie, coordination et efficience et avoir un impact positif sur les couches ciblées.

Dans le même sillage, le Conseil de gouvernement a examiné un rapport sur les conclusions du comité technique sur l’encadrement des opérations d’appel à la générosité publique, présenté par le Secrétaire général du gouvernement, à la lumière des orientations du comité interministériel réuni mardi. Le rapport s’est attardé sur les lacunes du cadre juridique actuel datant du 12 octobre 1971, et dont le décret n’a été publié que le 10 janvier 2005.

Il a été convenu, à cette occasion, sur la nécessité de renforcer et d’encadrer l’action de bienfaisance et de distribution d’aides aux personnes nécessiteuses sur la base de principes garantissant la préservation les traditions d’entraide et de solidarité enracinées dans la culture des Marocains, tout en permettant son encadrement et sa réglementation.

Ainsi, un travail sera mené au niveau des règles financières et de comptabilité devant régir les opérations de collecte et de distribution des dons, dans le respect de la dignité du citoyen, de sa sûreté et de sa sécurité, et de manière à s’assurer que ces aides soient remises aux personnes nécessiteuses.

Il s’agit également de tenir compte des dispositions devant régir l’opération de dons, dans le cadre du respect des droits de l’homme et en application des règles de bonne gouvernance, et en s’inspirant des expériences internationales en la matière et des recommandations du dialogue nationale sur la société civile.

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