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Ce que l’on doit à Abdellatif Hammouchi

Ce que l’on doit à Abdellatif Hammouchi

Il est clair que le Maroc n’échappe plus au viseur maudit du jihadisme qui s’épuise à vouloir s’implanter dans le Royaume, à travers des cellules dormantes, nourries d’idéologie meurtrières. Mais l’évidence est là : si le Maroc est encore épargné par l’horreur du terrorisme, c’est grâce à la vision sécuritaire et aux membres du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) – relevant de la DGST- qui ont impressionné le monde de par leur vigilance et leur flair auquel aucun terroriste ne peut se soustraire. Que de funestes projets destructeurs et sanglants avortés par l’œil vigile et la main protectrice de ces forces qui, décidément, ne dorment plus même d’un œil ! D’ailleurs, l’efficacité des services de renseignements marocains est incontestable ; preuve en est qu’elle est souvent citée en exemple à tel point que des pays comme la France, l’Espagne, la Belgique et l’Allemagne ont décidé de nouer un partenariat avec le Maroc dans le domaine sécuritaire.

Au moment où se multiplient les attentats terroristes dans plusieurs pays, le Maroc, quant à lui, fait toujours l’objet de menaces et de campagnes médiatiques de Marocains imprégnés de l’idéologie daechienne dont la visée fantasque est de faire du Royaume une « wilaya » relevant de cette organisation terroriste.

Or le coup de filet des forces spéciales du BCIJ et l’opération de démantèlement du vendredi 27 janvier, d’une cellule terroriste composée de sept membres, âgés entre 20 et 29 ans, confirment le génie des forces de l’ordre qui ne se limite pas aux grandes villes mais se répand dans les zones censées être les plus sûres parce qu’éloignées, petites voire enclavées.

Enième projet barbare déjoué

La cellule dont la majorité des membres sont issus d’Oued Amlil, de la commune rurale de Boulaouane, de Martil et de Salé, visait des personnalités politiques publiques, militaires et des représentations diplomatiques ainsi que des sites touristiques dans le Royaume.  S’activant dans les villes d’El Jadida, Salé, El Gara, la commune rurale Boulaâouane (province d’El Jadida), et au douar Maatallah (caïdat Ouled Zoubir, Cercle Oued Amlil, province de Taza), ces terroristes tiraient des plans pour semer la terreur et la panique au sein du pays.

Mais l’arrestation du dénommé Yassine A, cerveau de cette cellule et  proclamé émir de la branche dite marocaine de Daech, vendredi matin à El Jadida, a mis en échec le plan terroriste et déjoué un terrible drame sur le point de se produire. Membre actif sur les réseaux sociaux, le chef de la cellule avait prêté allégeance à l’« Etat islamique » et était en contact avec un élément de l’organisation « Jound Al Khilafa » en Algérie.

Lors de cette opération, plusieurs armes à feu ont été saisies, en plus de bâtons télescopiques, d’équipements et substances chimiques et de liquides suspects servant, probablement, à la fabrication d’explosifs en plus de deux gilets dotés de ceintures explosives. D’autant plus que la cellule comptait recruter davantage d’éléments jeunes faciles à manipuler et à endoctriner en vue d’en faire des « bombes humaines » explosives, déshumanisés pour répandre le sang de la barbarie et déstabiliser le pays.

D’autre part, un enregistrement vidéo, qui confirme les visées terroristes des personnes  interpellées, et destiné probablement, à faire la glorification du martyre du terroriste après l’attentat-suicide a été retrouvé par les forces de l’ordre, dans la maison-repaire.

La sécurité au Maroc a un nom : Hammouchi

Dans le cadre des efforts de surveillance des menaces terroristes qui visent la sécurité du Royaume, le Maroc a adopté une stratégie intégrée basée sur les hautes orientations royales afin de contrer les desseins terroristes. D’ailleurs, force est de rappeler que la naissance du BCIJ s’était faite dans un contexte marqué par l’émergence et du développement du terrorisme au niveau mondial afin de faire face au spectre des attentats terroristes qui pointait à l’horizon.

Et depuis, il ne se passe pas un mois sans que le Bureau central d’investigations judiciaires ne prenne dans ses filets des cellules terroristes. Autant les arrestations et démantèlements largement relayés par les médias nous donnent des sueurs froides dans le dos, autant ils nous rassurent et nous mettent en confiance sachant que le Maroc est entre de bonnes mains sécuritaires.

Leur travail héroïque fait que nous n’avons plus rien à envier aux services de renseignements les plus puissants au monde! D’ailleurs, Abdellatif Hammouchi, patron du pôle sécuritaire DGSN-DGST, n’a-t-il pas été sollicité par les directeurs des plus puissants services de renseignements au monde de la Central Intelligence Agency (CIA),  du Federal Bureau of Investigation (FBI) et du Director of National Intelligence (DNI), à Washington ? C’est dire que nos services sécuritaires nationaux forcent l’admiration de leurs homologues occidentaux et la reconnaissance avérée de l’Europe et de l’Afrique pour des renseignements qui les ont sauvés de carnages imminents.

Nos forces antiterroristes sont si efficientes que la vigilance est devenue leur deuxième nature. Vigilance qui a permis de déjouer tous les plans du groupe dit « État islamique » et ses adeptes visant le Maroc, jusqu’ici.

Et justement, en matière de lutte contre le terrorisme, le service dirigé par Abdelhak El Khiame compte à son actif, plusieurs importants démantèlements de cellules terroristes et arrestations de centaines de membres nuisibles à la sécurité du pays et ce en deux ans seulement. Abdellatif Hammouchi, grand patron du contre-espionnage marocain, lui, en bon manager n’hésite pas à se déplacer sur place pour diriger, d’une main de fer, les opérations. En témoigne la dernière opération d’El Jadida.

Changement de stratégie

Les attentats de Casablanca, en 2003, ont ouvert une nouvelle ère devant la stratégie du Maroc et la restructuration de ses services de sécurité et de renforcement de la législation. Aussi, pour cerner le terrorisme dans toutes ses facettes, le pays a-t-il opté pour la stratégie du décèlement préventif et va au devant des choses au lieu d’attendre que les attaques n’éclatent sous son ciel. C’est ainsi qu’une sorte de transversalité des services renforcée par la coordination a été adoptée pour plus d’efficacité.

De ce fait, la posture anticipative du Maroc fait preuve de pertinence alliant l’humain au numérique dans sa collecte de renseignements. En plus des services de renseignement qui déploient des efforts considérables pour guetter et appréhender toute personne qui constitue un danger pour la sécurité de l’Etat.

Au grand malheur des terroristes, la vigilance incontestable des forces de sécurité donne du fil à retordre aux cellules qui se voient obligées de changer de tactique, à chaque fois. N’oublions pas qu’elles ont même eu recours à des étrangers comme « instrument jihadiste » de destruction massive tel que le Tchadien Abou Al Batoul –neutralisé à Tanger – ; sauf que l’éveil des forces de sécurité est indéfectible. Il est judicieux de rappeler aussi cette même organisation extrémiste qui, à un certain moment, croyant duper l’attention, avait adopté une nouvelle stratégie en jetant son dévolu sur de jeunes filles mineures par le biais d’Internet. D’ailleurs, et dans ce sens, une cellule composée de dix jeunes femmes liées à Daech s’activant dans plusieurs villes du Royaume (Kénitra, Tan Tan, Sidi Slimane, Salé, Tanger, Oulad Taima, Zagora et Sidi Taibi) avait été démantelée.

L’anticipation face au terrorisme

En somme, Si le Maroc a esquivé, plus d’une fois, les attentats et relevé les défis du terrorisme rampant qui sévit dans la région et le monde, c’est grâce à la vigilance et à la stratégie proactive de nos services de renseignement contre les plans terroristes. Le pays est bien blindé par et bien cuirassé par ses services de renseignements et de sécurité dignes d’un hommage émérite. N’est-ce pas eux qui veillent à notre stabilité quitte à exposer leur vie à tous les risques ? N’accomplissent-ils pas leur devoir dans la discrétion totale et en toute efficience pour protéger le pays de toutes les menaces provenant des ennemis connus et non connus ?

En février dernier, ces services mêmes avaient évité au Maroc les dégâts d’une cellule terroriste qui s’apprêtait à ravager le pays par des armes biologiques en provenance de la Libye. Aujourd’hui encore, les armes saisies auprès de la cellule terroriste proviennent du même pays, ont été introduites dans le Royaume via les frontières maroco-algériennes et infiltrées en coordination avec le groupe dit « Etat islamique », opérant en Irak, Syrie et en Libye, avant d’être reçues par les membres de la cellule. Ce qui n’est donc qu’une demi-surprise de savoir que trois des présumés coupables recherchés par la police sont de nationalité algérienne.

In fine, les services dirigés et guidés par Abdellatif Hammouchi, ont incontestablement scellé leur efficacité tant et si bien que la stratégie adoptée par le Royaume, en matière de lutte contre le terrorisme,  notamment l’anticipation et la prévention, est prisée par les principaux services de renseignements dans le monde.

Merci donc à cet homme qui, intrépide et invincible, veille sur nous et sur la sécurité du pays. Merci au travail colossal qu’il accomplit pour mettre hors d’état de nuire tout individu qui œuvre pour déstabiliser le pays.

Nous ne le remercierons jamais assez !

À propos de l'auteur:

Souad Mekkaoui

Souad Mekkaoui est la Directrice de la Rédaction de « Maroc diplomatique ». Une passion pour l’écriture et un irrésistible désir de communiquer. Auparavant professeur de langue française, écrivaine et aujourd’hui journaliste en charge de « Maroc diplomatique » dans ses versions écrite et numérique, Souad Mekkaoui, auteure de Plus forte que la souffrance et Femmes au purgatoire, elle est aussi une femme engagée avec sa plume contre les abus de tous genres, sociétaux et moraux. Son style s’inspire de l’impertinence, il nous livre en revanche une vision pertinente des choses, il questionne…

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