Mémento de la question du Sahara marocain

Lorsqu’est paru en 2016 aux Éditions du Cerf l’ouvrage collectif Sahara marocain. Le dossier d’un conflit artificiel, dirigé par Jean-Yves de Cara, Charles Saint-Prot et Christophe Boutin, ces derniers se sont rendu compte d’une demande forte, émanant de lecteurs peut-être moins universitaires, qui souhaitaient disposer d’une synthèse claire des réalités et des enjeux de la question. Le Mémento de la question du Sahara marocain, qui paraît en 2017 chez le même éditeur, tente de répondre à cette attente. Rédigé en quatre langues (français, anglais, espagnol et arabe), il est divisé en huit courts chapitres

Il débute par une présentation historique indispensable pour comprendre un Maroc qui s’inscrit dans une histoire longue, fort différent en cela des États qui l’entourent. Une analyse du dossier ouvert devant les instances internationales vient ensuite, évoquant l’avis discutable – et discuté – rendu par la CIJ, puis cette Marche verte qui permit au Maroc de recouvrer pacifiquement son territoire colonisé par l’Espagne, avant de présenter les prémices de ce conflit artificiel créé par une organisation séparatiste instrumentalisée par des puissances étrangères il y a quarante ans… et qui dure encore.

À l’issue de cette présentation du conflit, l’ouvrage évoque la situation actuelle du Sahara marocain et les solutions de sortie de crise. Situation actuelle en termes de développement économique et social ou de protection des droits de l’homme d’abord, des domaines dans lesquels, au Sahara comme ailleurs, le Maroc de Mohammed VI a fait des progrès que personne ne conteste. Situation en termes d’enjeux géopolitiques ensuite, ces provinces faisant le lien entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne et touchant à un espace sahélien actuellement marqué par l’instabilité et le terrorisme, où la recherche de stabilité est cruciale. Il évoque aussi cette solution de sortie de crise qu’est le Plan d’autonomie marocain, qui vise à permettre une libre administration de ces provinces dans le respect de leur identité propre sans remettre en cause leur appartenance au royaume

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