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Les ministres africains de l’environnement se félicitent de la Déclaration du premier Sommet d’action de l’Afrique pour la co-émergence du continent

Les ministres africains de l’environnement se félicitent de la Déclaration du premier Sommet d’action de l’Afrique pour la co-émergence du continent

Les ministres africains de l’environnement se sont félicités,  à Libreville, de la Déclaration du premier Sommet d’action de l’Afrique pour la co-émergence du continent, adoptée en novembre 2016 à Marrakech.

Réunis  dans la capitale gabonaise pour les travaux de la 16è session de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement (CMAE), ils se sont également félicités de la Proclamation de Marrakech pour l’action en faveur du climat et du développement durable en Afrique.

Cette session de la CMAE a été sanctionnée par l’adoption de la “Déclaration de Libreville” sur l’investissement dans des solutions environnementales novatrices.

Le Maroc était représenté à ce rendez-vous par une importante délégation, conduite par la Secrétaire d’Etat en charge du Développement durable, Mme Nezha El Ouafi.

Dans leur “Déclaration”, les ministres africains font état, par ailleurs, de leur conviction que le développement de l’économie verte en Afrique peut contribuer à l’augmentation des revenus, la création d’emplois et de richesses, l’utilisation rationnelle des ressources, l’accroissement de la productivité et à l’amélioration de la santé et de la compétitivité, tout en apportant des bienfaits sociaux et en répondant aux préoccupations environnementales.

Ils y soulignent qu’il ne peut y avoir de développement durable sans accès à des moyens de mise en œuvre suffisants, prévisibles et durables, dont le renforcement des capacités, le transfert et le développement de technologie et l’appui financier.

Ils ont mis, en outre, l’accent sur la nécessité pour la CMAE d’élaborer une stratégie et politique pour l’égalité des sexes afin de répondre aux besoins particuliers des personnes les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants.

Dans ce cadre, ils exhortent la société civile, les entreprises, les industries et le secteur privé en Afrique à s’engager, individuellement et collectivement, à faire de l’Afrique un continent exempt de la pollution et à jouer un rôle plus proactif dans la réalisation des Objectifs du développement durable.

A cet effet, ils ont convenu de la tenue de réunions conjointes des ministres africains de l’environnement et de l’énergie pour donner des orientations politiques et stratégiques sur les solutions novatrices en matière d’environnement et d’investissement afin d’accélérer le développement des énergies propres.

Les ministres africain ont également convenu de promouvoir dans leurs pays respectifs des stratégies axées sur l’économie circulaire, l’économie verte, l’économie bleue et la symbiose industrielle, ces modèles offrant des opportunités de promouvoir la prospérité économique et sociale tout en réduisant les déchets et la pollution.

L’accent a aussi été mis sur l’importance d’élaborer, avec le concours de la Commission de l’Union africaine, du Programme des Nations Unies pour l’environnement, de la Commission économique pour l’Afrique et d’autres partenaires, un document stratégique ayant pour but d’aider les Etats membres à reproduire et transposer à grande échelle des politiques et programmes axés sur l’économie circulaire et l’économie verte en vue de favoriser la croissance d’entreprises durables.

Dans leur Déclaration, les ministres africains prient le Programme des Nations Unies pour l’environnement de convoquer, en 2018, un forum interministériel de haut niveau sur l’économie circulaire en vue de promouvoir l’économie verte comme moteur essentiel de la transition économique en Afrique.

Par ailleurs les ministres africains se félicitent des orientations en matière d’élaboration de programmes de politique générale proposées pour la septième reconstitution du Fonds d’affectation spéciale du Fonds pour l’environnement mondial, y compris les programmes destinés à lutter contre les principaux facteurs de dégradation de l’environnement.

Ils ont également fait état de leur résolution à prendre des mesures et de créer des conditions favorables, notamment en formulant des politiques nationales de facilitation pour donner des moyens d’action à la jeunesse africaine, afin de concevoir des innovations environnementales et de développer la résilience ainsi que de créer des emplois verts et de la richesse.

Ils encouragent également à la gestion des polluants organiques persistants des pays africains, conformément à la Convention de Stockholm en la matière et demandent au Fonds mondial pour l’environnement continuer de soutenir ce processus.

La Déclaration de Libreville note que les changements climatiques constituent un problème mondial et que nul ne doit être laissé pour compte, ainsi qu’il a été universellement affirmé à Paris et à Marrakech lorsque l’Accord de Paris est entré en vigueur le 4 novembre 2016.

La 16è session de la CMAE a été tenue sous le thème “Investir dans des solutions environnementales novatrices pour accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable et de l’Agenda 2063 en Afrique”.

Cette rencontre a été marquée par l’élection du Maroc au poste de vice-président du nouveau bureau de la CMAE pour un mandat de deux ans, en tant que membre représentant de la région Afrique du Nord.

Outre le Maroc, le nouveau bureau comprend des représentants pour les différentes régions du continent, à savoir la Côte d’Ivoire (ouest), le Gabon (centre), l’Ethiopie (Est) et l’Afrique sud (Australe).

La Conférence ministérielle africaine sur l’environnement a été créée en décembre 1985 dans l’objectif, entre autres, de de promouvoir l’harmonisation et la coordination des politiques gouvernementales en Afrique et améliorer la participation de l’Afrique au dialogue global sur le dossier environnemental.

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