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Les Parlements africains au cœur de l’émergence et de la renaissance du continent

Les Parlements africains au cœur de l’émergence et de la renaissance du continent

Les Parlements africains doivent être au cœur de l’émergence et de la renaissance du continent africain qui « évolue avec vigueur, joie et confiance dans toutes les dimensions », a souligné, lundi à Rabat, le président de la Chambre des représentants, Habib El Malki.

« Les Parlements ont le devoir de stimuler et de soutenir les réformes nécessaires à l’édification des institutions, de mobiliser et d’acquérir plus de crédibilité auprès de l’opinion publique et jouer pleinement leur rôle dans la cohésion sociale par le développement solidaire et d’œuvrer à éviter les conflits et l’instabilité pour favoriser un développement équilibré et durable garantissant l’égalité des chances », a-t-il relevé, à l’ouverture de la 25ème édition de l’Assemblée Régionale Afrique, relevant de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF).

Le président de la Chambre a ajouté que les parlements, qui font les lois, contrôlent l’action gouvernementale et évaluent les politiques publiques, sont appelés à veiller sur les principes de transparence, de reddition des comptes et de responsabilité, de garantir le pluralisme, les libertés publiques et les droits qui sont au cœur de la gouvernance. Tout en s’attardant sur l’évolution de la situation politique et sociale en Afrique, M. El Malki a passé en revue les différentes thématiques abordées lors de cette rencontre qui se tient du 22 au 24 mai, allant de la stabilité à la bonne gouvernance pour un développement durable et harmonieux en Afrique francophone, en passant par les enjeux et les défis de l’entreprenariat en Afrique.

A cet égard, il a indiqué que l’entreprenariat offre à la jeunesse africaine l’opportunité pour se prendre en charge, s’épanouir et contribuer fortement au développement du continent en s’intégrant dans le tissu économique et dans le système des échanges à l’échelle mondiale.

« L’entreprenariat contribue aussi à l’émergence d’un secteur privé africain et créatif avec le soutien de l’Etat, dont la responsabilité est de garantir un climat d’affaire favorable à la croissance et qui identifie les mécanismes permettant d’établir un cadre juridique et institutionnel favorable à l’initiative privée », a ajouté M. El Malki.

Il a de même mis l’accent sur le rôle déterminant que jouent les Parlements africains en matière de lutte contre la corruption, d’élimination des entraves administratives et de lenteur des procédures et d’encouragement des investissements.

En outre, il a réitéré l’engagement du Maroc envers tous les pays amis africains, notant que « le retour du Royaume au sein de sa famille africaine marque une nouvelle étape de cet engagement solide et concret ».

Le président de la Chambre a, dans ce sens, rappelé les visites effectuées par SM le Roi Mohammed VI dans plus de 29 pays africains, qui dépassent les 50 visites couronnées par des centaines d’accords de partenariat et de coopération confirmant le choix du Royaume d’accroitre les partenariats Sud-Sud, à travers des projets d’investissement public-privé, dans plusieurs pays africains notamment ceux francophones, et illustrent la volonté du Maroc de contribuer à l’émergence d’une Afrique nouvelle.

Pour ce qui est de la francophonie, M. El Malki a souligné qu’il s’agit d’un espace privilégié de dialogues et de débats qui constitue un système de valeur, une culture enrichie de plusieurs civilisations, une vision humaniste et un patrimoine commun qui incite à la réflexion.

De son côté, le président de l’APF, Aubin Minaku Ndjalandjoko, a mis en exergue l' »action historique » de SM le Roi Mohammed VI en faveur de l’unité du continent africain, tout en rappelant la fonction capitale de l’Assemblée Régionale Afrique en tant qu’espace de rencontres et d’échanges de parlementaires de la région autour de questions d’intérêt général.

Il a, aussi, noté que l’APF, dans son rôle de vigie de la démocratie, veille au respect de l’Etat de droit et aux meilleures pratiques démocratiques, à travers ses missions d’information ou d’observation électorale sur les territoires des pays membres.

« La démocratie se révèle encore comme la voie la plus sure vers la paix, la quiétude et la stabilité », a souligné M. Minaku Ndjalandjoko, également président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC), notant qu’il n’existe nullement un modèle unique de démocratie. « La démocratie ne s’impose ni se décrète par des textes, elle se vit, se construit patiemment et irréversiblement par les peuples », a-t-il expliqué.

Le président de l’APF a également relevé que cette institution réserve une place de choix à la femme, entendue comme baromètre de la société, et à la jeunesse, considérée comme le grand acteur de l’avenir, dans la perspective de renforcer leur rôle comme vecteurs de paix et de développement durable, harmonieux et équilibré dans l’espace francophone.

M. Minaku Ndjalandjoko a exhorté les Parlements africains, chargés du contrôle de l’action gouvernementale, à faire preuve de davantage de créativité, d’inventivité et de détermination dans la lutte contre le chômage des jeunes, qui « constitue une vraie menace pour la stabilité du continent ».

Il a, par ailleurs, mis en avant les nouvelles menaces contre la sécurité et la stabilité du monde, particulièrement dans l’espace francophone, qui constituent un obstacle majeur au développement socio-économique et même à l’exercice des droits humains, appelant à la consolidation des efforts, quant aux attentes des peuples africains, pour une conjugaison harmonieuse de la démocratie, de la stabilité et du développement.

Plusieurs thématiques sont abordées lors de cette 25ème Assemblée, portant essentiellement sur « la stabilité et la bonne gouvernance: pour un développement durable et intégré en Afrique francophone », « l’entreprise en Afrique: défis et enjeux » et « la situation politique et sécuritaire en Afrique francophone », ainsi que les préparatifs de la 43ème édition de l’APF, qui aura lieu en juillet prochain au Luxembourg.

Cette édition connaîtra la participation, outre le Maroc, de l’Égypte et la Tunisie (Afrique du nord), Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo (Afrique de l’Ouest), Cameroun, Gabon, République Centrafricaine, République démocratique du Congo, Congo-Brazzaville ,Tchad (Afrique centrale), Burundi, Iles Comores, Rwanda (Afrique de l’Est), Madagascar, République de Maurice et République des Seychelles (Océan indien), ainsi que l’Assemblé régionale de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et l’Union économique et monétaire des pays d’Afrique de l’Ouest.

Créée en mai 1967, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie est composée de 52 institutions parlementaires membres, 14 institutions partenaires et 17 au statut d’observateur. Elle vise essentiellement à représenter les peuples des parlements membres, défendre leurs intérêts, encourager la coopération entre eux et soutenir la démocratie et les droits de l’Homme.

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