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Les petits États insulaires en développement souffrent fortement du changement climatique

Les petits États insulaires en développement souffrent fortement du changement climatique

Les petits États insulaires en développement (PEID, appelés aussi « Small Island Developing States » (SIDS, en anglais) souffrent fortement des conséquences du changement climatique, causé par les pays industrialisés, a souligné, lundi, le professeur émérite à l’école de hautes études commerciales (HEC- Paris), Henri-Louis Védie.

Intervenant lors d’une rencontre sous le thème  »La lutte contre les changements climatiques dans les SIDS », qui se tient à bord du navire de croisière Rhapsody, qui abrite la deuxième partie des travaux du Forum Crans Montana, M. Védie a indiqué que les SIDS n’assument aucune responsabilité vis-à-vis des changements climatiques et ne sont pas sollicités à contribuer financièrement à lutter contre ce phénomène, notant qu’en dépit des débats lancés notamment depuis la COP21, aucun résultat tangible n’a été obtenu.

Les grands Etats imposent des règles aux pays en développement au nom du changement climatique, impactant ainsi leur processus de développement, a-t-il ajouté, faisant savoir que ces pays ont besoin de développer leurs économies pour faire face aux défis liés à ce phénomène.

Dans ce cadre, l’expert a appelé à la mise en oeuvre du principe  »pollueurs-payeurs », exhortant les pays industrialisés directement impliqués dans le changement climatique, à contribuer à la création d’un Fonds dédié au financement des projets visant à alléger les impacts du changement climatique au profit des SIDS, qui ne sont pas responsables de ce phénomène mais qui en souffrent le plus.

Il a également évoqué le rôle de la société civile et des organisations non gouvernementales dans la sensibilisation de la communauté internationale afin de protéger les futures générations.

>>Lire aussi : Forum Crans Montana: Plus de 90 % des échanges commerciaux sur le continent africain transitent par le transport maritime

Pour sa part, la co-fondatrice du ‘‘Pojet de la préservation de l’héritage de Palaos », Paula Clarke, a indiqué que les problèmes environnementaux dont pâtissent les SIDS, notamment l’Etat de Palaos, est le résultat direct des modes de vie des grands pays industrialisés.

L’environnement à Palaos s’est dégradé lors de ces dernières années, vu l’afflux massif des touristes venant de par le monde, a dit Mme Paula, mettant l’accent sur son projet environnemental visant à protéger les ressources naturelles contre toute sorte de pollution.

Elle a, dans ce sens, salué les efforts du gouvernement de Palaos en matière de lutte contre le changement climatique, notant que le Palaos est un pays pionnier parmi les SIDS en ce qui concerne la protection de l’environnement, après notamment avoir déclaré toutes ses zones maritimes des réserves naturelles protégées.

Le Palaos a, en outre, adopté une constitution interdisant l’utilisation de l’énergie nucléaire, y compris l’usage civil et énergétique, outre l’interdiction de la pêche de certaines espèces marines en voie de distinction.

De son côté, l’ambassadeur permanent de la République de Kiribati auprès des Nations Unies, Teburoro Tito, a mis en garde contre la disparition des Etats du SIDS, à cause de la montée des eaux des mers.

Dans la même lignée, M. Tito a noté que le gouvernement de son pays a consenti des efforts colossaux pour lutter contre les effets liés au changement climatique, en l’occurrence l’adoption d’un plan qui s’étale sur 20 ans ayant pour but de réparer les dommages causés aux îles du pays par la monté des eaux et l’encouragement des modes de vie traditionnelle comme le recours aux bateaux à voile au lieu des bateaux à moteur.

Cette conférence a été marquée par la présence du directeur de la Fondation  »Océan vital » et du chercheur en énergie renouvelable Raphaeil Dinelli, qui a exposé le projet  »ERAAOL », prototype d’un avion qui fonctionne à base d’énergie renouvelable en vue de diminuer les effets du changement climatique et de nature à contribuer à la création d’une nouvelle génération de moyens de transport non polluants.

La rencontre a été rehaussée par la participation de la première dame de Palaos, Debbie Mineichi Remengesau, qui a présenté un film institutionnel sur son pays intitulé  »Le géant », visant à promouvoir la République de Palaos et et favoriser l’analyse de l’impact et des conséquences du changement climatique sur l’environnement.

Entamés vendredi à Dakhla, les travaux du 4è Forum Crans Montana, qui se tiennent sous le thème « l’Afrique et la Coopération Sud-Sud », se poursuivent à bord du bateau de croisière GNV Rhapsody, qui a pris le large dimanche en direction de Casablanca.

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