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Procès Bouachrine : Le procureur général près la Cour d’Appel de Casablanca recadre l’AFP et dénonce des pressions sur les victimes

Procès Bouachrine : Le procureur général près la Cour d’Appel de Casablanca recadre l’AFP et dénonce des pressions sur les victimes

C’est un démenti cinglant que Najim Bensami, procureur général du Roi près la Cour d’Appel de Casablanca, est  venu apporter à l’Agence France Presse (AFP).

Il concerne les allégations contenues dans une dépêche publiée jeudi dernier, jour du procès de Taoufiq Bouachrine, directeur du quotidien Akhbar al-Youm et du site Youm24, par la même agence. La dépêche initiale publiée par l’AFP le jour même de l’audience dénote un parti pris flagrant, prenant en compte surtout les allégations des avocats de Taoufiq Bouachrine et les accusations sous-entendues d’un procès à charge.  L’AFP a pêché évidemment en ne recoupant pas l’information fausse selon laquelle nombre des victimes présumées des abus sexuels de ce dernier auraient renié leurs déclarations et demandé à retirer leurs plaintes.

« Nous avons des informations qui confirment que les plaignantes subissent des pressions et des menaces de la part de l’entourage (de M. Bouachrine), ou se voient proposer des arrangements financiers« , a affirmé Najim Bensami.

>>Lire aussi : Affaire Bouachrine: La DSGN dément des déclarations attribuées à l’avocat Mohamed Ziane

« Nous avons le devoir de les protéger (…) à partir du moment où elles apparaissent dans les vidéos saisies, nous les considérons comme des victimes même si elles ne portent pas plainte », a-t-il ajouté. « Il y a la présomption d’innocence et c’est le juge qui aura le dernier mot, mais nous défendons les poursuites que nous avons engagées dans le respect total des lois et procédures », a souligné M. Bensami.

« Si la défense estime que les procédures n’ont pas été respectées, elle n’a qu’à demander l’annulation des procès-verbaux auprès du tribunal », a affirmé le procureur général. Les accusations reposent sur des vidéos saisies dans le bureau du directeur au moment de son arrestation. Et, selon le juge de la chambre criminelle de la Cour d’Appel de Casablanca, 15 femmes se sont portées « parties civiles ».

 

 

 

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