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Réchauffement climatique: un gilet de sauvetage pour une statue noyée à Paris

Réchauffement climatique: un gilet de sauvetage pour une statue noyée à Paris

Une statue emblématique d’un pont parisien, en partie submergée par la crue qui sévit dans la capitale, a été équipée dimanche d’un gilet de sauvetage, une opération symbolique destinée à sensibiliser à l’impact du dérèglement climatique.

La statue, avec de l’eau à hauteur de cuisses, a été habillée par deux grimpeurs descendus en rappel, sous le regard du photographe français Yann Arthus-Bertrand, parrain avec sa fondation Goodplanet de cette opération initiée par une agence de communication. « Get ready for global warming » (« Préparez-vous au réchauffement climatique« ), pouvait-on lire sur la banderole noire déployée sur le pont, au-dessus de la statue.

« C’est un beau symbole« , a estimé Yann Arthus-Bertrand, qui s’alarme d’une « perte de biodiversité inédite, d’une course à la croissance qui détruit la planète« . « La COP21 ne va pas changer le monde, chacun peut changer le monde« , a-t-il dit à l’AFP, en référence à la 21e conférence de l’ONU sur les changements climatiques (COP21) qui avait abouti en novembre 2015 à Paris à un pacte historique contre le réchauffement.

>>Lire aussi: Le changement climatique a déjà un impact « clair » sur notre santé

La statue, posée sur un pilier du pont de l’Alma, un des nombreux que compte Paris, représente un « zouave » (soldat d’un corps d’infanterie créé en Algérie) ayant combattu lors de la bataille d’Alma, en Crimée, en 1854 contre les Russes. La sculpture est immensément célèbre à Paris, étant devenue au fil des ans la jauge informelle des crues de la Seine. Ces dernières sont réputées commencer quand le zouave a « les pieds dans l’eau« .

En 1910, lors de la crue historique, le soldat était immergé jusqu’à ses épaules. Des cumuls de pluies inédits ont généré des crues en série sur la France en janvier. Dimanche, la Seine restait en vigilance orange. A Paris, le fleuve a atteint sa hauteur maximale le 29 janvier. La décrue devrait reprendre lundi.

Selon une nouvelle étude scientifique européenne parue fin janvier, le réchauffement mondial va notamment multiplier les crues sur le continent, un air plus chaud contenant plus d’humidité.

AFP

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