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SIEL 2017: L’écriture féminine à l’honneur à travers les œuvres de Aicha El Basri

SIEL 2017: L’écriture féminine à l’honneur à travers les œuvres de Aicha El Basri

L’écriture féminine à été à l’honneur, mardi à Casablanca, à travers les œuvres de Aicha El Basri, dans le cadre de la 23ème édition du Salon international de l’Edition et du Livre (SIEL), qui se poursuit jusqu’au 19 février.

Lors de son intervention intitulée “Voyage vers le roman avec un billet de retour”, Aicha El Basri a insisté sur le fait que ses écritures ne sont pas féministes mais la présence des femmes et leur monde dans ses œuvres, romans ou poésies tels que “Les nuits de la soie”, reflètent l’idée que les femmes sont les seuls à pouvoir défendre leur projet culturel et leur statut social.

A cet égard, l’écrivaine a comparé la création artistique aux coliques néphrétiques chez la femme enceinte notant que “le texte est comme un bébé qui se nourrit du cordon ombilical, étant un lien vital qui relie le fœtus au placenta et donc l’auteur au processus d’écriture”.

En ce qui concerne le fait que les personnages de ses œuvres sont surtout des femmes brisées, Aicha EL Basri a expliqué que l’écrivain tend généralement à avoir de l’empathie envers les personnages qui lui ressemblent, soulignant que l’acte héroïque peut émerger parfois de la vulnérabilité et de la souffrance de certaines femmes qui luttent en silence contre la maladie ou la mort, comme le cas de la fuite vers la folie dans le roman “Hafidat Grita Jarbot”.

S’agissant de son passage de la poésie vers le roman, l’écrivaine a précisé que “cela n’était ni planifié ni une sorte de tendance”. Selon elle, l’artiste ne choisit pas à l’avance son mode d’écriture, citant à cet égard, les œuvres de grands poètes tels que Abdellatif Laabi, Tahar Ben Jelloun, José Saramago et bien d’autres.

Aicha El Basri a par ailleurs indiqué que ses œuvres vont de la poésie, à la critique d’art, en passant par la nouvelle, émettant le souhait d’écrire une pièce de théâtre ou un scénario pour des films vu sa passion pour le cinéma.

Concernant l’abondance de production dans les différents domaines littéraires, Aicha El Basri, en tant que membre de l’Union des écrivains du Maroc, de la Maison de la Poésie (Bayt Achiir) et de l’Association internationale des critiques d’art, a expliqué qu’elle avait commencé tardivement à publier ses œuvres ce qui a créé une “accumulation de son capital productif”.

Elle a aussi confié qu’elle suit un programme quotidien stricte pour écrire ses romans et réviser ses textes avant qu’ils ne soient publiés.

Aicha EL Basri a à son actif plusieurs romans et recueils de poèmes, à savoir “Araq El Malaika” (2002), “Chorfa Motfaa” (2004), “Maraya Tanger” (2009) et “Hadith Midfaa” (2012), outre des traductions.

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