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Toute solution à la crise libyenne devra émaner d’un consensus politique

Toute solution à la crise libyenne devra émaner d’un consensus politique

Le Président du Conseil présidentiel libyen, Fayez Al-Sarraj, a souligné, lundi à Tunis, que toute solution à la crise libyenne devra émaner d’un consensus politique.

“Toutes les récentes rencontres tenues à Paris sont venues réaffirmer l’attachement à l’accord politique qui demeure la meilleure voie pour aboutir à un règlement global” à la crise libyenne, a-t-il déclaré à la presse à l’issue d’une entrevue avec le président tunisien Béji Caïd Essebsi.

Pour sa part, le président tunisien a exprimé l’attachement de son pays au rétablissement de la stabilité en Libye, à l’accélération du processus de construction de l’Etat libyen et à l’installation de l’ensemble de ses institutions.

Cité dans un communiqué de la présidence tunisienne, Caïd Essebsi a affirmé que “le règlement de la crise en Libye demeure entre les mains des Libyens eux-mêmes”.

Il a dans ce sens appelé les Libyens à engager un véritable dialogue pour aboutir à une solution qui débloque le processus de règlement politique.

Le chef de l’Etat tunisien a affirmé que la Tunisie œuvrera à encourager le dialogue entre les parties libyennes pour une solution globale à la crise que traverse le pays.

Réunis mardi dernier à La Celle Saint-Cloud en région parisienne, le Président du Conseil présidentiel libyen Fayez Al-Sarraj et le commandant de l’armée nationale libyenne, Khalifa Hafter, avaient souligné que la solution à la crise libyenne ne peut être que politique et passe par un processus de réconciliation nationale associant tous les Libyens.

Dans une déclaration conjointe rendue publique à l’issue de leur rencontre à l’initiative du président français Emmanuel Macron, les deux hommes s’étaient engagés à un cessez-le-feu et à s’abstenir de tout recours à la force armée pour ce qui ne ressort pas strictement de la lutte antiterroriste.

Ils ont fermement condamné tout ce qui menace la stabilité du territoire libyen, s’engageant également en faveur de la construction d’un Etat de Droit en Libye, souverain, civil et démocratique, qui garantisse la séparation et le transfert pacifique des pouvoirs et le respect des droits de l’Homme et est doté d’institutions nationales unifiées, la Banque centrale, la Compagnie nationale de pétrole et l’Autorité libyenne d’Investissement.

Ils ont par ailleurs exprimé leur disposition à poursuivre le dialogue au-delà de la rencontre de La Celle Saint-Cloud, dans le respect du contenu de leur déclaration conjointe, tout en s’engageant à créer les conditions favorables aux travaux de la Chambre des députés, du Conseil d’Etat et de la Haute Commission nationale pour les élections en vue de la préparation des prochaines élections.

L’initiative du président français était intervenue en soutien à l’action de l’Organisation des Nations Unies et dans le cadre de la mise en œuvre des accords de Skhirat au Maroc.

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