2019 Horst Köhler convoque un deuxième round des pourparlers en mars

Comme prévu, le Conseil de sécurité a tenu une ré­union, à huis-clos, mardi 29 janvier, sur la question du Sahara. L’Envoyé per­sonnel Secrétaire général des Nations unies, Horst Köhler, a annoncé la pré­paration d’un deuxième round des pourparlers entre les parties concer­nées, après celui de Ge­nève, en mars prochain.

L’émissaire de l’ONU pour le Sahara, Horst Köhler, a présenté, mardi 29 janvier, à huis-clos, au Conseil de sécurité un briefing sur la table ronde, tenue les 5 et 6 décembre 2018, à Genève, sur le Sahara marocain. L’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies a exprimé aux membres du Conseil de sécurité sa « satisfaction » quant aux « réalisations » accomplies. Il a également annoncé qu’il prépare un deu­xième round des pourparlers entre les parties concernées par ce conflit à savoir le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario.

L’ancien président allemand a informé les membres du Conseil de son intention de mener des contacts directs, en février, avec les parties concernées, dans la perspective d’organiser un deuxième round, probable­ment en mars prochain. Toutefois, Horst Köhler n’a précisé ni la date ni le lieu de la rencontre. L’agenda sera certainement établi suite aux réunions individuelles que Köhler tiendra, au cours de ce mois de fé­vrier, avec les quatre parties participantes à savoir le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario.

L’émissaire de l’ONU pour le Sahara a réitéré, devant le Conseil de sécurité, son en­gagement pour la résolution de ce différend. Il a exprimé sa volonté d’aboutir à « une so­lution réaliste, pratique et durable » à cette question. Les membres du Conseil, de leur côté, satisfaits des « avancées » réalisées sur le dossier du Sahara, ont exprimé leur soutien aux efforts de Köhler.

A noter que la reprise des pourparlers et du processus politique, en décembre dernier, à Genève, a été jugée « encourageante » et « très positive » notamment par l’émissaire de l’ONU. Rappelons que les pourparlers directs de début décembre 2018 à Genève, sous l’égide de l’ONU, étaient les premières discussions depuis six ans. Les négociations étant à l’arrêt depuis 2012.


Par ailleurs, Köhler a indiqué, que le Programme des échanges des visites entre les familles sahraouies vivant dans les camps de Tindouf, en Algérie et au Saha­ra, devrait reprendre en mars. La reprise de ce programme s’inscrit dans le cadre du renforcement des mesures de confiance. Ce programme des échanges de visites entre familles sahraouies a été, pour rap­pel, suspendu par le mouvement sépara­tiste en 2013.

C’est en 2004 que les Nations unies ont initié ce programme, à travers le Haut-Com­missariat pour les réfugiés (HCR). Il a per­mis à des milliers de Sahraouis des camps de réfugiés de Tindouf, en Algérie, de vi­siter leurs proches au Sahara. Toutefois, en 2013, le programme a été suspendu, unila­téralement, par le Front Polisario.

La question du Sahara a été soulevée, mardi 29 janvier, lors du point de presse quotidien du porte-parole du Secrétaire gé­néral de l’ONU. « Je pense que le mot du jour reste « réalisme », et lorsque l’Envoyé personnel sera prêt à annoncer un nouveau tour, il le fera », a indiqué Stephan Dujarric, en réponse à une question d’un journaliste sur « le moment propice » de la reprise des pourparlers sur le Sahara.

« Il ne faut pas se faire des illusions. Ce dossier demandera beaucoup de travail de notre part et de toutes les parties concer­nées pour avancer », a-t-il précisé.


Le Maroc reste fort convaincu de la jus­tesse de sa cause nationale et confiant en le processus onusien.