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Affrontements sanglants de Calais : une situation extrêmement grave et inédite

Affrontements sanglants de Calais : une situation extrêmement grave et inédite

Le ministre français de l’Intérieur, Gérard Collomb a qualifié, vendredi, d’«extrêmement grave» la situation à Calais (nord de la France) où des affrontements sanglants se sont produits la veille entre migrants afghans et africains. 

«Jamais on n'avait vu ce degré de violence à Calais», a affirmé le ministre qui s’est déplacé sur place à la suite de ces affrontements qui ont fait 22 blessés dont cinq très gravement.  Collomb a dénoncé notamment, au terme d’une réunion avec les autorités locales, le rôle de passeurs et de bandes dans ce déchaînement de violence inédit. «On voit bien qu'il y a des chefs de bandes qui entraînent autour d'eux et donc ce sont ces réseaux-là qui doivent être démantelés», a-t-il observé à propos de la situation prévalant à Calais où entre 600 et 800 migrants campent en espérant pouvoir passer clandestinement en Grande-Bretagne.

Le ministre, qui a cité le directeur de la police aux frontières, a indiqué à ce propos que six réseaux de passeurs ont été démantelés rien que depuis le 1er janvier (il y en avait eu 20 sur toute l'année 2017), soulignant la volonté des autorités françaises de faire en sorte, en accord avec Londres, que plus aucun migrant ne passe en Grande-Bretagne à partir de Calais. «Le message que je veux faire passer c'est que si on veut aller en Grande-Bretagne, ce n'est pas ici qu'il faut venir», a-t-il affirmé.

>>A lire aussi: L’école, sanctuaire de la violence? ou quand l’Education n’éduque pas

Touchés par balle, quatre des cinq blessés, des jeunes de 16 à 18 ans, se trouveraient entre la vie et la mort alors que l’état du cinquième blessé est jugé «très sérieux». Les autres blessés souffrent de nombreux traumatismes et de blessures diverses provoqués pour certains par des armes blanches, d’après les autorités locales.  Les rixes de jeudi après-midi ont notamment opposé des migrants afghans et érythréens. Selon une source policière, les forces de l’ordre sont à la recherche de plusieurs Afghans dont l’un, âgé de 37 ans, est suspecté d'être l'auteur de coups de feu sur des Erythréens tout près de l'hôpital de Calais où avait lieu une distribution de repas dans l'après-midi.

Le bilan enregistré lors des affrontements de jeudi est le plus lourd depuis le 1er juillet 2017 lorsque des bagarres inter-ethniques avaient fait 16 blessés, dont un grave. Un an plus tôt, le 26 juin 2016, d'autres rixes avaient fait 40 blessés, dont aucun n'avait été atteint gravement. La dernière rixe entre migrants ayant débouché sur des blessures par balle remonte au 25 novembre 2017, lors d'un échange de tirs entre deux groupes d'Afghans, possible règlement de comptes entre passeurs. Cinq d'entre eux avaient été blessés.

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