Afrique: l’ONU met en garde contre une mortalité très élevée due à la famine

Afrique: l’ONU met en garde contre une mortalité très élevée due à la famine

L'Organisation des Nations Unies a mis en garde, mardi, contre le risque d'un nombre très élevé de morts, dû à la famine parmi les populations de la Corne de l'Afrique, du Nigéria et du Yémen.

L’organisation a averti que cette crise pourrait être pire que celle de 2011, quand 260.000 personnes étaient mortes dans la Corne de l'Afrique en raison de la sécheresse, ajoutant que cette crise humanitaire risque de devenir "inévitable" alors qu'elle "aurait pu être évitée".

Cette situation est le résultat d'une multitude de facteurs comme la sécheresse, le manque de fonds et des conflits qui provoquent des déplacements massifs de populations, indique l’ONU.

D’après les données des organismes humanitaires onusiens, quelque 100.000 personnes sont déjà confrontées à la famine au Soudan du Sud, et environ un million d'autres sont désormais au bord de la famine.

Le Soudan du Sud, la Somalie, le Nigéria et le Yémen sont touchés par une grave sécheresse et sont aussi en proie à des violences ou conflits armés.

Les Nations Unies réclament des fonds de 4,4 milliards de dollars pour faire face à la famine qui menace ces pays. Jusqu’à présent, seulement 21 pc de ces fonds ont été reçus, soit 984 millions de dollars, selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

La situation humanitaire pourrait encore empirer, d'autant que les enfants, plus fragiles, constituent la majorité des réfugiés et des déplacés, selon l’ONU. C'est le cas en Somalie où les dynamiques de déplacement changent aussi.

Sur le demi-million de personnes déplacées depuis novembre dernier, 278.000 l'ont été au premier trimestre de 2017, dont plus de 72.000 personnes se sont installées dans la capitale Mogadiscio.

Au Kenya, 175.000 enfants vivant dans les zones où sévit la sécheresse ont cessé d'aller à l'école. En Ethiopie, près de 600 écoles ont été fermées. Au total, près de cinq millions d'enfants pourraient, au cours des prochains mois, voir leurs études perturbées, a prévenu encore l’ONU.

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