Algérie : Gaïd Salah s’en prend au Parlement européen

Le chef d’Etat-major de l’Armée algérienne Ahmed Gaïd Salah attaque le Parlement européen et le qualifie de « parties extérieures, connues pour leur profonde haine historique et qui ne veulent pas le bien de l’Algérie et de son peuple ».

Le général de Corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, fait une nouvelle sortie médiatique pour le moins fracassante pour s’exprimer sur la crise politique qui sévit dans le pays. Dans son allocution, il attaque le Parlement européen et le qualifie de « parties extérieures, connues pour leur profonde haine historique et qui ne veulent pas le bien de l’Algérie et de son peuple ».

Le chef d’Etat-major de l’Armée algérienne accuse cette institution parlementaire « d’ingérence dans les affaires internes ».

« L’Algérie, libre et souveraine dans ses décisions, n’accepte aucune ingérence ou diktat et ne se soumet à aucune tractation de la part de quiconque », affirme Gaïd Salah dans un discours prononcé, le 27 novembre 2019, lors d’une visite de travail et d’inspection au Commandement des Forces Aériennes.

Il accuse également ses opposants d’être derrière cette initiative du Parlement européen.


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Gaïd Salah promet de « déjouer les tentatives de cette bande qui, après avoir échoué dans tous ses desseins, fait recours à des parties extérieures, notamment celles connues pour leur profonde haine historique et qui ne veut pas le bien de l’Algérie et de son peuple ».

Pour rappel, le Parlement européen devra débattre aujourd’hui, jeudi 28 novembre, de la situation en Algérie. Un débat qui sera sanctionné par le vote « d’une résolution d’urgence », a annoncé l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, sur son compte Twitter.

Que dit le texte de cette résolution ? Selon tsa-algerie.com, qui affirme détenir une copie du texte, « la résolution demande aux autorités algériennes de mettre un terme à la répression du hirak ». Les eurodéputés devraient « condamner fermement les détentions arbitraires et illégales ainsi que les attaques et les intimidations de journalistes, syndicalistes, avocats, étudiants, défenseurs des droits de l’Homme et de la société civile et de tous les protestataires pacifiques qui ont pris part au Hirak », renchérit le média en ligne algérien.


La résolution exige « la libération immédiate et sans conditions de tous ceux accusés pour avoir exercé leur liberté d’expression ».

Selon des sources parlementaires, citées par tsa-algerie, la résolution sera sans doute votée en séance plénière à une très large majorité.

Par Khadija Skalli