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Algérie : L’ancien chef de la lutte antiterroriste jugé ce jeudi à Oran

Le procès du général algérien Abdelkader Ait-Ouarabi, dit Hassan, ancien chef de lutte antiterroriste au sein du Département de Renseignement et de la Sécurité (DRS) s’ouvre, ce jeudi 26 novembre, devant le tribunal militaire d’Oran. Il est, selon les informations de ses avocats, publiées par l’AFP, poursuivi pour « destruction de documents et infraction aux consignes militaires ».

Le général Hassan, 74 ans, a été arrêté, le 27 août à Alger, et tout de suite après, transféré vers la prison militaire de Blida, à quelques kilomètres de la capitale. Le général serait jugé par un tribunal composé d’un juge civil et de deux assesseurs militaires ayant au moins le grade de général. Le code de justice militaire algérien stipule  que les officiers poursuivis doivent être jugés par des militaires ayant au moins le même grade qu’eux. Selon le Temps d’Algérie, Mokrane Aït Larbi, l’avocat de l’accusé, réclame un procès public et la présence du général-major Mohamed Lamine Mediene, dit Toufik, en tant que témoin dans l’affaire.

Abdelkader Ait-Ouarabi avait été mis à la retraite, fin 2013, comme plusieurs autres responsables des services de renseignement. Ses partisans parlent « d’un règlement de comptes ». Selon la presse algérienne, il était visé depuis un moment par la justice militaire. Toutefois, l’arrestation du général Hassan a suscité une vague de colère et d’indignation chez ses anciens collègues de l’armée. « Il a été arrêté lorsqu’une équipe, qui travaille sous son commandement, a effectué une mission au sud du pays, récupérant un lot d’armes destiné à la vente aux terroristes », explique le Temps d’Algérie. De retour à Alger, les membres de la mission ont été interceptés dans un barrage militaire avant d’être arrêtés, «  sous prétexte que le haut commandement de l’armée n’a pas été informé de la mission ». La mise en arrestation de cet homme qui a incarné, pendant plus de 20 ans, la lutte algérienne contre les groupes terroristes, a été lue par les observateurs comme une reprise en main par le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, des Services de renseignement.

Si lors de ce procès, le général Hassan se présente au tribunal, ça sera sa première apparition publique. Les algériens peuvent dans ce cas, enfin, voir le visage de cet homme surnommé par les algériens « Reb dzayer », « le Dieu de l’Algérie ».

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