Guinée : malgré la contestation, Alpha Condé propose une nouvelle Constitution

Alpha condé
Alpha condé

Le président de la Guinée, Alpha Condé, a annoncé jeudi dernier le projet d’une nouvelle Constitution. Une proposition fortement contestée à travers d’importantes manifestations tenues depuis le mois d’octobre.

Le président Alpha Condé a annoncé un projet de nouvelle Constitution. Une décision contestée par les guinéens qui manifestent depuis le 14 octobre, suite à l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Une coalition qui rassemble les partis de l’opposition, des syndicats et des membres de la société civile. Ces manifestations ont donné lieu à plusieurs arrestations et heurts ayant causé jusqu’à présent la mort de plus de 20 personnes.

Un troisième mandat pour Alpha Condé ?

Si le bilan des mandats du président est jugé mitigé, il aurait toutefois tenu plusieurs promesses de sa campagne, parmi lesquelles, le bitumage des voiries, la construction de blocs administratifs, de commissariats de police, d’hôpitaux et de bibliothèques selon le site Guinéenews. Des projets qui varient d’une préfecture à l’autre.

Mais cela ne suffit pas, les contestants reprochent au président de vouloir réformer la Constitution afin de pouvoir briguer sa propre succession fin 2020. En effet, l’article 27 de la Constitution guinéenne stipule que « le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois ». Après avoir été élu en 2010 puis réélu en 2015, une réforme de la Constitution est nécessaire afin que celui-ci puisse renouveler son mandat une seconde fois. L’article 154 lui, informe que « le nombre et la durée des mandats du président de la République ne peuvent faire l’objet d’une révision ». La seule possibilité serait donc la réécriture d’une nouvelle constitution.

Si certains maintiennent leur soutien pour celui qui a été au pouvoir depuis maintenant 10 ans, d’autres continuent d’exprimer leur mécontentement, notamment à travers des posts sur les réseaux sociaux sous le hashtag « amoulanfe » qui signifie « ça ne passera pas ».