Amina Rezki expose à Loft Art Gallery : une passion et une quête de l’humain

Loft Art Galerie organise ce jeudi 17 et jusqu’au 31 mars une exposition découverte de Amina Rezki, peintre « apatride » dont les travaux respirent à la fois la nostalgie, l’humanisme et une sensibilité à toute épreuve. Si le trait, fin et subtil, est la dominante d’une étrange et captivante peinture, la démarche s’articule sur le message que la couleur suggère : un appel, une sollicitude aussi. Amina Rezki invente en somme l’inachevé, parce qu’il nous séduit, nous accapare et nous laisse sur notre faim. De la peinture, elle a fait sa « passion », irréductible et irréfragable. Sa vie tout entière a rimé avec la peinture, quand bien même elle aurait interrompu – pour raison d’éducation de ses enfants – son parcours, retraite temporaire qui n’a été en fait qu’une « parenthèse ».

Son inspiration, elle l’a constamment placée à l’ombre d’un grand artiste et non des moindres : Jilali Gharbaoui, « monstre sacré » des arts picturaux, décédé à Paris en 1969, dont l’œuvre posthume hante encore nos mémoires. Laborieuse, méticuleuse, par certains égards évanescente comme le veut une œuvre insaisissable, la peinture de Amina Rezki est un voyage dans le dédale des beautés exquises.

Amina Rezki est née en 1962 à Tanger, très jeune, elle quitte le Maroc et  déménage avec ses parents à Bruxelles en 1967, où elle vit depuis lors. Passionnée depuis l’enfance par le dessin, Amina est diplômée de l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles en 1984 puis de l’Académie d’art d’Uccle à Bruxelles en 2009.  Peintre de l’humain dans toutes ses formes et expressions, Amina est avant tout peintre de la liberté. Liberté d’être, liberté de penser, liberté d’interpréter. Sa création est fluide, non perturbée par le conscient. Les dessins et tableaux naissent d’eux-mêmes par le vecteur de ses mains, sans pensée réfléchie, sans hésitation. Le support est blanc puis il ne l’est plus, l’artiste jetant dessus les visages qui la possèdent avec une fluidité déconcertante. La maîtrise de l’art du dessin est incontestable, mise au service de l’expression de la palette des émotions humaines dans leur intégralité. L’artiste, tout comme le spectateur, découvre son œuvre une fois qu’elle est achevée, une fois que ses mains ont posé crayons, fusains ou pinceaux, et que son esprit a repris pied dans la réalité et s’est libéré de ce qui le hantait.

Elle est également une peintre de l’émotion, elle exprime nos désirs et nos états d’âme. Ses travaux constituent un témoignage probant de son attachement à l’être humain, de son amour de la vie, de son amour de l’art.