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Arancha González Laya : « Nous sommes disposés à écouter le Maroc concernant le Sahara »

La ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha González Laya s’est entretenue avec le média espagnol La Vanguardia, le 20 juin 2021, au sujet, notamment, des relations Maroc-Espagne et du Sahara marocain. 

Lors d’une interview réalisée par le média espagnol La Vanguardia, la ministre espagnole des Affaires étrangères a exprimé son regret quant à l’évolution de la situation entre le Maroc et l’Espagne, soulignant qu’ils sont entrés dans une crise qu’ils « ne voulaient absolument pas » et dont ils « souhaitent sortir le plus rapidement possible (…)  Nous allons travailler pour qu’un espace de confiance se crée à partir duquel la relation peut être réorientée… », a-t-elle indiqué.

Rappelons qu’il y a quelques semaines, une crise diplomatique s’est déclenchée entre le Maroc et l’Espagne, après que l’Espagne a accueilli le Chef des séparatistes Brahim Ghali et suite à un flux migratoire massif de 8.000 marocains vers Sebta.

Concernant la question du Sahara marocain, la ministre a indiqué qu’ils comprennent parfaitement la grande sensibilité de cette question pour le Maroc. « Cette attitude respectueuse inclut le fait de ne pas vouloir influencer la position que peuvent adopter les États-Unis. Nous voulons une solution négociée dans le cadre des Nations Unies. Dans ce cadre, nous sommes disposés à considérer toute solution que le Maroc propose, sachant qu’il n’appartient pas à l’Espagne de servir de médiateur », a-t-elle ajouté.

Suite à l’entretien téléphonique du vendredi 11 juin entre le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken et la ministre espagnole, La Vanguardia s’est demandé si la question du Sahara a été abordée. González Laya a affirmé qu’ils ont convenu avec les Etats-Unis que « la solution doit être promue par les Nations Unies. Et nous convenons aussi que cette ligne doit être redynamisée, toujours dans le plus grand respect du Maroc ».

S’agissant des travaux de surveillance des frontières dans les villes de Sebta et Melilla, la ministre a indiqué que « l’une des questions que nous évaluons est de savoir s’il est approprié d’intégrer, même partiellement, l’agence Frontex dans la surveillance des frontières extérieures de l’Union européenne à Ceuta et Melilla ». « Rien ne se fera sans consensus avec les autorités des deux villes » a-t-elle poursuivi.

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