Atelier régional à Beyrouth sur la lutte contre l’extrémisme dans la région MENA, avec la participation du Maroc

Les travaux d’un atelier de travail régional sur la lutte contre l’extrémisme violent dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) se sont ouverts, mercredi à Beyrouth, avec la participation de plusieurs pays dont le Maroc.

Cet atelier, organisé sur deux jours par la mission de l’Union européenne (UE) au Liban en coopération avec l’unité nationale de coordination pour la prévention de l’extrémisme violent et en partenariat avec le Programme d’assistance technique, vise à échanger les expériences et expertises entre les spécialistes des pays de la région MENA et de l’UE.

A cette occasion, la Chef de la Délégation de l’Union européenne au Liban, l’Ambassadeur Christina Lassen, a indiqué que la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme dans la région nécessite la coordination des efforts afin de sensibiliser les populations sur les conséquences néfastes du terrorisme, soulignant que cet atelier reflète l’intérêt accordé par l’UE à cette question.

“Depuis 2015, l’UE appelle à lutter contre l’extrémisme”, a-t-elle rappelé, relevant l’importance du renforcement du rôle de la société dans la consolidation des valeurs démocratiques de tolérance et de paix, la lutte contre l’incitation au terrorisme et la promotion des valeurs communes.


De son côté, le responsable au sein de la Direction générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion (DGAPR), Mohamed Mazaoui, a mis en exergue l’expérience marocaine en matière de réinsertion des détenus dans le cadre du programme “mossalaha” destiné aux détenus condamnés dans des affaires liées à l’ intégrisme et au terrorisme.

Il a relevé que ce programme intégré s’articule sur trois axes thématiques fondamentaux : la réconciliation avec Soi, ensuite avec le texte religieux et enfin avec la société.

Et de préciser que cette initiative, élaborée par la DGAPR de concert avec la Rabita Mohammedia des Oulémas, le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et des experts du radicalisme, a eu des impacts importants sur la réinsertion des détenus condamnés dans les affaires liées à l’extrémisme et le terrorisme.

Les travaux de cet atelier s’articule autour de plusieurs thématiques, notamment “le regard de la communauté internationale sur l’extrémisme dans les prisons” et “la coordination des politiques de lutte contre l’extrémisme au niveau national et régional”.