Australie : Canberra connait un pic de pollution sans précédent

pollution
pollution

Des nuages de fumée géants, produits par les feux de brousse dans l’est australien, ont fait exploser le niveau de pollution de l’air dans la capitale Canberra, qui se situe à présent à plus de 17 fois en dessous du seuil de dangerosité pour l’Homme.

“La pollution par la fumée est la pire depuis les feux de brousse de 2003”, a indiqué le directeur par intérim des services sanitaires au gouvernement du Territoire de la capitale australienne (ACT), Dr Paul Dugdale, ajoutant qu’elle est “certainement la pire depuis le début de la surveillance de la qualité de l’air dans la ville il y a 15 ans”.

Selon l’indice de la qualité de l’air (AQI), qui mesure les niveaux de pollution dans l’air, des valeurs allant de 100 à 149 sont considérées comme mauvaises, des mesures allant de 150 à 199 sont considérées comme très mauvaises, tandis que des valeurs supérieures à 200 sont considérées comme dangereuses pour la santé.

Mardi après-midi, plusieurs régions de la capitale fédérale ont été évaluées au-dessus de 3.400. Record: Le quartier de Monash a enregistré une mesure sans précédent de 4.650, soit plus de 23 fois le niveau considéré comme dangereux.

Dans les rues presque vides de la capitale australienne, de nombreuses personnes portaient des masques respiratoires et vérifiaient la qualité de l’air et les mises à jour des incendies dans les applications téléphoniques.


Mardi soir et mercredi, un phénomène connu sous le nom d’”inversion de température” a provoqué la formation d’une couche d’air plus chaud au-dessus de la ville, ce qui a piégé la fumée.

Les autorités ont invité les habitants à rester à l’intérieur et à se préparer pour plus de smog dans les prochains jours.

Les conditions météorologiques devraient encore se détériorer au cours des prochains jours en Australie, qui est habituée aux feux de forêt lors de l’été austral, mais cette année, ils ont été particulièrement précoces et violents.

Des chercheurs expliquent leur gravité par une conjonction de facteurs, notamment des précipitations très faibles, des températures records et des vents forts. Beaucoup estiment que le réchauffement climatique contribue à favoriser ces conditions.