Baisse du taux de pauvreté multidimensionnelle dans les différentes régions du Royaume entre 2004 et 2014

Le taux de pauvreté multidimensionnelle a baissé dans toutes les régions du Royaume entre 2004 et 2014, indique une étude du Haut-Commissariat au Plan (HCP) relative à la cartographie de la pauvreté multidimensionnelle 2014.

Les régions les plus pauvres en 2004 ont connu le recul le plus important de la pauvreté, à savoir Marrakech-Safi, de 34,0% à 11,3%, Tanger-Tétouan-Al Hoceima, de 30,3% à 9,5% et Béni Mellal-Khénifra, de 31,0% à 13,4%, selon cette étude, présentée mercredi à Rabat.

Quant au classement des régions selon l’incidence de la pauvreté multidimensionnelle, le HCP a indiqué que la moitié des régions enregistrent un taux de pauvreté supérieur à la moyenne nationale (8,2%), précisant que la région la plus pauvre est Béni Mellal-Khénifra (13,4%), suivie de Marrakech-Safi (11,3%), Drâa-Tafilalet (10%), Fès-Meknès (9,6%), l’Oriental (9,5%) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (9,5%).

Inversement, les régions les moins pauvres, marquées par une incidence inférieure à la moyenne nationale, sont Laâyoune-Sakia Al Hamra (1,7%), Dakhla-Oued Eddahab (3,8%), Casablanca-Settat (4,1%), Rabat-Salé-Kenitra (6,1%), Guelmim-Oued-Noun (6,2%) et Souss-Massa (7,2%), note la même source.


La même étude dévoile également que la région Marrakech-Safi abrite le plus grand nombre des pauvres au Maroc, étant donné que sa contribution relative à la pauvreté multidimensionnelle à l’échelle nationale atteint 18,5% en 2014, suivie par les régions Fès-Meknès (14,7%), Béni Mellal-Khénifra (12,3%) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (12,3%). Ces quatre régions regroupent 57,8% de la population multi-dimensionnellement pauvre.

En 2014, les dix provinces les plus pauvres selon l’approche multidimensionnelle enregistrent une incidence de pauvreté supérieure deux fois à la moyenne nationale. Il s’agit des provinces de Figuig (34,5%), Azilal (28,8%), Taounate (23,4%), Chichaoua (23,1%), Essaouira (22,1%), Youssoufia (18,8%), Chefchaouen (18,8%), Midelt (17,3%), Guercif (17,3%) et Boulemane (17,1%), précise l’étude.

En revanche, les vingt provinces les moins pauvres enregistrent un taux de pauvreté inférieur à la moitié de la moyenne nationale. Il s’agit principalement de Rabat (0,9%), Casablanca (1%), Laâyoune (1,3%), Es-Semara(1,6%), Mohammedia (1,7%), Skhirate-Témara (2,1%), Noiceur (2,1%), Inezgane-Ait Melloul (2,3%), Salé (2,4%) et Fès (2,5%).

Entre 2004 et 2014, l’incidence de la pauvreté multidimensionnelle a été réduite dans toutes les provinces, à l’exception de la province de Figuig où l’incidence de pauvreté est passée de 28% en 2004 à 34,5% en 2014, soit une hausse relative de 23,5%. Cette hausse est due principalement à la montée du poids démographique des zones rurales de cette province, passant de 35% en 2004 à 51% en 2014. Avec ce poids, le taux de pauvreté dans les zones rurales de Figuig est passé de 57,7% à 63,9%. En revanche, dans les zones urbaines, ce taux est passé de 11,6% à 4,0%.