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Boris Johnson accepte de lancer une enquête indépendante sur sa gestion de la pandémie

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a accepté, mercredi, de lancer une enquête indépendante sur la gestion de son gouvernement de la pandémie, réclamée de longue date par l’opposition travailliste.

“L’État a l’obligation d’examiner ses actions aussi rigoureusement et honnêtement que possible, et d’en tirer toutes les leçons pour l’avenir, c’est pourquoi j’ai toujours dit que lorsque le moment est venu, il devrait y avoir une enquête complète et indépendante”, a déclaré le dirigeant conservateur devant le parlement.

“Je peux donc confirmer aujourd’hui que le gouvernement établira une enquête publique indépendante sur une base statutaire, avec tous les pouvoirs en vertu de la loi sur les enquêtes de 2005, y compris la capacité d’obliger la production de tous les documents pertinents et de recueillir des témoignages oraux en public, et sous serment”, a-t-il ajouté.

L’opposition travailliste revendique le lancement de cette enquête depuis longtemps, mais le Premier ministre avait estimé qu’il était prématuré de la lancer en pleine crise.

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M. Johnson n’a pas précisé le mandat complet de cette enquête, qui devrait être lancée en 2022. Il n’a pas non plus nommé son président, celui-ci devant être choisi par une commission indépendante, comme stipulé dans la loi précitée.

Le chef de l’opposition travailliste, Keir Starmer, a salué cette décision, estimant toutefois que l’enquête devrait démarrer avant le printemps 2022.

Il a aussi suggéré de consulter les travailleurs de première ligne et les familles ayant perdu des êtres chers dans la pandémie, jugeant leur collaboration indispensable pour les besoins de l’enquête.

Vivement critiqué pour sa gestion de la crise sanitaire, le gouvernement britannique a été accusé d’avoir sous-estimé l’ampleur de pandémie au début, en tardant à imposer un confinement strict à la population au moment où plusieurs pays européens l’ont décrété. Il a été aussi critiqué pour avoir dé-confiné trop tôt le pays, ignorant le risque d’une deuxième vague.

Pour se racheter aux yeux de ses compatriotes, le premier ministre Boris Johnson a fait de la campagne de vaccination massive son cheval de bataille. Il a ainsi commencé le 8 décembre le déploiement du vaccin Pfizer/bioNTech et a été le premier à autoriser l’usage du vaccin fabriqué localement par le laboratoire suédo-britannique AstraZeneca en partenariat avec l’Université d’Oxford, et à approuver l’usage du vaccin Moderna.

Le long confinement observé dans le pays et le succès de la campagne de vaccination ont conduit à une nette amélioration de la situation sanitaire et par ailleurs à un assouplissement graduel des restrictions sociales instaurées depuis décembre.

( Avec MAP )

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