Brésil: nouvelle journée de manifestations pro et anti-gouvernement

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Les partisans et les détracteurs du président brésilien, Jair Bolsonaro, ont manifesté pour le troisième dimanche consécutif dans plusieurs villes du pays, au milieu d’une escalade des tensions politiques.

Cette nouvelle journée de manifestations survient à un moment où le Brésil est devenu le deuxième pays le plus touché par la pandémie du Covid-19, avec 42.720 décès et 850.514 cas confirmés.

Des opposants à la politique de Bolsonaro, rassemblés autour de mouvements sociaux, ont défilé à Sao Paulo contre l’approche du chef de l’Etat en matière de gestion de la crise sanitaire, entre autres.

Les partisans du président ont également marché, notamment à Brasília, pour critiquer la Cour suprême et le Parlement, appelant à nouveau à une “intervention militaire”.

Quelques centaines de partisans du chef de l’État se sont rassemblés au siège du commandement général de l’armée, à Brasília, avec des banderoles telles que “Forces armées SOS”, “Intervention militaire avec Bolsonaro au pouvoir” et “Nouvelle alliance anticommuniste”.


Les autorités ont fermé, dimanche, l’esplanade des ministères, théâtre, ces dernières semaines, de manifestations similaires qui ont compté à maintes reprises avec la participation de Bolsonaro, capitaine de la réserve de l’armée.

Bolsonaro n’a eu de cesse de critiquer les pouvoirs législatif et judiciaire, qui ont bloqué ou révisé certaines de ses mesures.

Le président a souligné vendredi dans un communiqué que les forces armées sont placées sous “son autorité suprême”, telle que stipulé par la Constitution, et qu’elles “ne suivent pas des ordres absurdes”, tels que “la prise de pouvoir”.

Le Chef de l’Etat réagissait à une mesure préventive décidée la veille par un juge de la Cour suprême et stipulant que les forces armées n’avaient pas de “pouvoir modérateur” entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire.


Dans la ville de Sao Paulo, la plus grande du Brésil, il y a eu également des manifestations contre et en faveur de Bolsonaro. Les détracteurs du président se sont rassemblés notamment sur l’Avenue Paulista où un dispositif policier a été déployé pour garantir l’ordre.