Brexit : la France n’exclut pas d’opposer son veto en cas de mauvais accord

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À l’heure des ultimes négociations sur le futur accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, le gouvernement français a affirmé, vendredi, qu’il n’excluait pas d’opposer son veto en cas de mauvais accord.

La France opposera son “veto” à un accord commercial post-Brexit s’il ne répond pas à certaines exigences, notamment en matière de pêche, a déclaré le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes Clément Beaune.

“S’il y avait un accord qui n’était pas bon (…) nous nous y opposerions”, a-t-il déclaré sur la radio Europe 1. Avec un veto ? “Oui. Chaque pays a le droit de veto”, a-t-il ajouté.

Le responsable gouvernemental français a également indiqué que son pays fera sa “propre évaluation” de l’accord. “Nous le devons aux Français, nous le devons à nos pêcheurs et à d’autres secteurs économiques”, a-t-il dit.

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Le risque d’un non-accord “existe” et il “faut s’y préparer”, a-t-il par ailleurs affirmé. “Mais je veux croire qu’on peut avoir un accord et un bon accord”, a souligné le Secrétaire d’Etat français.

Mardi, la présidence française avait prévenu qu’elle n’accepterait pas «un accord dégradé» entre Londres et l’UE qui ne « respecterait pas » les intérêts de la France, appelant Londres à clarifier sa position et à négocier «réellement» afin de trouver un accord.

Les négociations, qui ont repris samedi à Londres, butent toujours sur trois points : l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, les garanties réclamées à Londres en matière de concurrence et la manière de régler les différends dans le futur accord.

Faute d’accord, les échanges commerciaux entre l’UE et le Royaume-Uni se feraient à partir du 1er janvier selon les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), synonymes de quotas et de droits de douane.


( Avec MAP )