Chabat sur France24 : Entre arrogance provocatrice et descente aux enfers !

Critiqué pour avoir causé un incident diplomatique inédit dans l’histoire des relations maroco-mauritaniennes qui a été exploité par la poignée d’adversaires du Maroc qui ont combattu son retour au giron de l’Union africaine, le Secrétaire général (SG) du parti de l’Istiqlal, Hamid Chabat a, au lieu de présenter ses excuses à la nation, essayé tant bien que mal de justifier sa tristement célèbre incartade.

Faire admettre l’intolérable, c’est bien ce qu’a essayé de faire Hamid Chabat dans sa dernière sortie médiatique sur France 24. Au milieu des innombrables réactions suscitées par ses propos concernant le voisin mauritanien venant de tout bord (spécialistes des affaires africaines, politiques et diplomates, etc.), il n’a choisi de répondre qu’à celles formulées par le Conseiller du Roi Mohammed VI, Taieb Fassi Fihri, sur la première chaîne Al Ouala accusant celui-ci d’être le « meneur d’une machination contre lui ».

Justifier l’injustifiable

Usant de son discours de victimisation habituel, le Chef du parti de Allal El Fassi s’est d’abord félicité du retour du Maroc à l’UA qu’il aurait pu gâcher sans l’intervention du Souverain qui a pris l’initiative d’appeler directement le Président mauritanien et lui a envoyé une délégation importante présidée par le chef du gouvernement. « On a exploité une rencontre que j’avais avec les frères de l’UGTM (syndicat de l’Istiqlal). Le sujet était un sujet de formation historique portant sur la période 1956-1959 donc de l’indépendance à la séparation », a-t-il dit en avançant que sa déclaration, qui ne devait même pas avoir lieu, « est intervenue dans un contexte historique. Celui de 1956 à 1959 et jusqu’à 1969 lorsque la Mauritanie est devenue un Etat à part entière ».
Sur la question de l’animateur de l’émission « Hiwar » (dialogue) de France 24 « vous n’avez pas de regrets à propos de ces déclarations ? », Chabat a expliqué qu’il n’en a pas le moindre regret. « Carrément نهائيا », a-t-il répliqué. Selon lui, son parti a joué un « rôle important » concernant les relations avec la Mauritanie « depuis 2010 lorsqu’il avait signé un partenariat avec l’Union pour la république qui est le parti du Président mauritanien ». Parlant de sa propre personne à la troisième personne, – ce qui représente d’ailleurs un symptôme ou un indice linguistique de la schizophrénie ou encore de l’égo gonflé-, il a dit « Chabat a visité la Mauritanie à maintes reprises et connaît les problèmes que la Mauritanie a avec le Maroc et non plus avec le parti de l’Istiqlal » dissociant, ainsi, le parti de Allal El Fassi de sa mère patrie.


De l’insolence à l’égard des voisins ! 

Essayant de banaliser l’incident diplomatique inédit, il a indiqué que « les chaînes officielles mauritaniennes n’ont pas évoqué ce sujet, c’était simplement une prise de position du parti au gouvernement (l’Union pour la république qui est le parti du président Mohamed Ould Abdel Aziz) ». Comme si ces chaînes présidaient aux destinées du pays et non plus le parti du Président.
Après ces affirmations pour le moins incompressibles, le journaliste a demandé à Hamid Chabat : « Donc, pourquoi avez-vous présenté des excuses ? ». Ce dernier au lieu de rectifier le tir, a choisi de persister et de signer : « Le Parti de l’Istiqlal ne s’est pas excusé. Nous avons dit que s’il y a un malentendu, alors nous présentons nos excuses à nos frères mauritaniens ». Et ce, avant de refroidir le ton. « J’ai dit clairement et je le redis, la Mauritanie est un pays indépendant. Mes respects au peuple mauritanien ! Car nous considérons qu’il constitue avec son homologue marocain un seul et unique peuple », a-t-il soutenu. Voulant renverser la vapeur, le SG du plus ancien parti marocain a laissé de côté son habituel ton hostile à l’égard des voisins du Royaume. « Dans notre vision pour la région, nous espérons l’ouverture des frontières avec l’Algérie et qu’il y ait une union maghrébine des peuples et une union maghrébine forte pour assurer le développement de la région », a-t-il indiqué.

Le patron de l’Istiqlal crie à la conspiration

Sur la question « Comment répondez-vous à l’une des sorties médiatiques rares du Conseiller du Roi, Taieb Fassi Fihri, qui a dit que vos déclarations ont offert aux adversaires du Maroc une « carte » pour présenter le Maroc comme un pays qui ne respecte pas la légalité internationale et ne respecte pas les frontières internationales avec la Mauritanie ? », Chabat a changé le ton. En politicien rusé soufflant le chaud et le froid, il a commencé à s’attaquer au Conseiller du Roi. « Premièrement, je vais parler de la forme pour éclaircir la chose à l’opinion publique internationale et spécialement aux Marocains, car tout le monde suit ce qui se passe actuellement au Maroc. Concernant la forme, toutes les couches de la société marocaine ont compris que le message est parvenu ». Prétendant que la journaliste n’a posé qu’une seule question durant l’entretien sur Al Ouala (ce qui n’est pas le cas), il a considéré que « ce message a électrifié l’atmosphère au niveau national, car le peuple était très content de ce retour comme a dis SM de la grande porte ». Suite à cela, Chabat a fait exactement ce qu’a redouté Taieb Fassi Fihri quand il a dit à la journaliste d’Al Ouala « Si vous parlez des déclarations de M. Hamid Chabat, je vais vous répondre à cette question même si certains en feront une lecture tendancieuse avec de fausses interprétations de ma réponse en tant que conseiller de S.M. le Roi ». Interprétant tendancieusement les déclarations du Conseiller, il a insinué que l’ancien ministre istiqlalien des Affaires étrangères (Fassi Fihri) use de son pouvoir pour influencer le 17ème Congrès de son parti. « Il s’agit là d’un message adressé au 17ème Congrès du parti de l’Istiqlal malheureusement », a-t-il dit en éludant la question « Quel est ce message ? » qui a été posée par son interlocuteur.
Se contredisant, il a bien avoué qu’il y a eu d’autres questions contrairement à ses affirmations antérieures. « (…), car à la deuxième question qui a été posée, il a dit (Fassi Fihri) « ça suffit », ce qui veut dire qu’il a été là pour une mission précise », a estimé Chabat.


Chabat veut briguer un deuxième mandat !

Cherchant à passer pour un héros, Chabat qui voit sa retraite politique approcher plus que jamais, est allé plus loin. « Concernant monsieur Taieb Fassi Fihri, il a été porté à ma connaissance qu’il a été derrière le communiqué du « groupe des 38 » qui joue un rôle contre le parti de l’Istiqlal ». Ce groupe, faut-il le rappeler est composé d’anciens ministres et haut-responsables du parti de l’Istiqlal qui refusent de voir Si Hamid briguer un deuxième mandat. Il s’agit des signataires de la fameuse pétition réclamant son départ. A titre de rappel, Fassi Fihri n’est pas le premier ancien responsable de l’Istiqlal à qui Chabat a collé cette accusation.
Face au journaliste qui lui assurait que « ce qu’a dit monsieur Fassi Fihri a été dis par beaucoup de gens dans différentes tribunes de la presse marocaine ? », l’ancien SG de l’UGTM s’est attaqué une nouvelle fois aux médias nationaux. « Il y en a de toutes les couleurs dans la presse », a-t-il dit. « Il y a une presse voix de son maître qui est allé encore plus loin en disant qu’il y a « une colère royale », a-t-il poursuivi. « J’assure que SM n’intervient pas dans les affaires intérieures des partis politiques marocains. SM dans la constitution marocaine est un arbitre entre les partis. Partant de ce fait, aucun journaliste ne peut dire qu’il y a « une colère royale », et même s’il y a une fâcherie de SM. Celle-ci est contre ses « enfants » en qui il a confiance et dont la loyauté et le patriotisme sont incontestables », a-t-il enchéri.

Au bout de son passage, l’actuel secrétaire général du parti de la balance a recouru aux surenchères politiques en comparaissant son parti au décès de Mohcine Fikri. « Le broie sa mère (T’han mo طحن مو ) » qui a été dit, -chose qui cependant n’a pas été prouvée jusqu’à aujourd’hui-, au martyr Mohcine Fikri se dit aujourd’hui pour le parti de l’Istiqlal », a-t-il affirmé en ajoutant une couche à ses problèmes en s’attaquant aux autorités territoriales : « Je signale que nous recevons des informations en provenance de différentes préfectures et provinces du Royaume selon lesquelles des responsables territoriaux multiplient les contacts et les interventions », a-t-il prétendu.
L’ex ouvrier devenu « soudainement » un riche aux propriétés éparpillées qu’il offre à ces proches, a insisté à dire qu’il fera don d’organes après sa mort « qu’elle soit naturelle ou au cas où il deviendrait martyr » !