Le changement climatique est une question de développement

 Le changement climatique est aujourd’hui reconnu comme interdépendant des questions de développement économique et social, a réaffirmé le Secrétaire général de l’Alliance panafricaine pour la justice climatique (PACJA), Mithika Mwenda.

Le changement climatique est une question de développement dans la mesure où il touche des secteurs tels que l’agriculture, l’eau, l’énergie, la santé et les transports, a indiqué le responsable, dont les propos ont été relayés mercredi par la Commission économique de l’ONU pour l’Afrique (CEA), qui siège à Addis-Abeba.

Lors du 30è Sommet de l’Union africaine (UA), le Centre africain pour la politique en matière de climat (ACPC) s’est associé à l’Alliance panafricaine pour la justice climatique pour organiser un événement sur le développement à faibles émissions de carbone et résilient au changement climatique, indique la même source, soulignant que ce conclave a attiré plus de 100 participants issus de la société civile, de la communauté de recherche sur le climat, de praticiens et d’organisations internationales pour discuter des progrès réalisés dans les initiatives phares en matière d’énergie renouvelable en Afrique.

Les délibérations au cours des trois jours de cette rencontre étaient structurées autour de trois thèmes, à savoir l’examen et le dialogue régional africain post-COP23, l’agriculture dans les négociations et les tendances dans un monde divisé et les discussions sur les énergies renouvelables et la transition énergétiques.

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Perçu comme une opportunité d’enrichir le discours sur les voies vers un développement à faibles émissions de carbone et résilient aux changements climatiques, le Sommet s’est présenté comme un moment décisif pour partager les perspectives et les développements émergents, notamment après la COP23 de la CCNUCC à Bonn, en Allemagne, indique la CEA sur son portail.

Le Comité des chefs d’État et de Gouvernement sur les changements climatiques (CAHOSCC), mandaté au plus haut niveau et actuellement coordonné par le Président Gabonais Ali Bongo Ondimba, devient le levier politique central de coordination pendant le Sommet, pour assurer que les décisions des dirigeants adoptent un paradigme inclusif, poursuit la CEA.

En tant que première convergence panafricaine après la COP23, et sur la base des parties prenantes présentes au Sommet, l’événement a été l’occasion d’échanger des idées et des réflexions sur les victoires de l’Afrique lors de la Conférence de Bonn sur le changement climatique, afin de déterminer concrètement la voie collective vers des processus de dialogue global ultérieurs sur le sujet, indique-t-on de même source.

Les participants à cette rencontre se sont dits « profondément préoccupés » par le défi de l’accès à l’information sur les activités des gouvernements et l’engagement dans le discours sur le changement climatique, demandant aux dirigeants africains et au Groupe africain de négociateurs (AGN) d’envisager un changement dans les processus de négociation sur le changement climatique qui garantissent une participation active et efficace des parlementaires africains.

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