Clôture du Forum de Paris sur la Paix: Plaidoyer pour le multilatéralisme

Forum de Paris sur la Paix

Le Forum de Paris sur la Paix, qui a clos ses travaux mardi dans la capitale française, a réaffirmé l’importance du multilatéralisme et des efforts collectifs pour répondre aux enjeux globaux de la gouvernance mondiale.

Plus de 70 chefs d’Etat et de gouvernement, des représentants d’organisations internationales et des acteurs de la société civile ont pris part à ce Forum qui a réuni pendant trois jours plusieurs milliers de personnes.

« Le multilatéralisme ne doit pas simplement rester une incantation à l’heure où de nombreux peuples font le choix d’un repli national. Nous devons aider ceux qui proposent des alternatives et des solutions concrètes aux problèmes d’aujourd’hui », a déclaré Justin Vaïsse, président du Forum de Paris sur la Paix, lors de la cérémonie de clôture.

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, avait déjà donné le ton dimanche, lors de l’ouverture du Forum, en soulignant l’importance d’un système multilatéral réformé, fort et en mouvement.

« Face à la multiplication des conflits, au défi climatique, aux inégalités et à la confrontation commerciale, nous avons besoin d’un système multilatéral réformé, fort et en mouvement», avait affirmé Guterres.


Le Maroc avait plaidé, de son côté, pour que les débats sur le multilatéralisme soient ‘’inclusifs’’ avec une participation plus active de l’ensemble des acteurs.

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‘’Le Maroc vient au Forum de Paris sur la paix pour que ces débats sur la préservation et l’enrichissement du multilatéralisme (…) soient inclusifs avec une participation plus active de l’ensemble des acteurs, pour que la voix des pays en développement, celle de l’Afrique soit écoutée et pour que l’Afrique pèse sur les débats d’aujourd’hui qui façonneront le monde demain’’, avait affirmé le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita.

‘’Le Maroc se trouve à ce Forum porteur du souci de pays africains, de pays méditerranéens et de pays en développement en général ‘’pour que leur voix soit écoutée’’, avait souligné le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, avant de souligner que ‘’l’Afrique a été peut être absente lors de la construction du système multilatéral dans sa forme actuelle. Mais l’Afrique doit aujourd’hui contribuer de manière active pour enrichir ce débat et pour que ces intérêts soient pris en considération dans toute architecture internationale à venir’’.


Articulé autour de cinq thématiques : développement, économie inclusive, environnement, nouvelles technologies, paix et sécurité, le Forum a été marqué par la création du premier incubateur de solutions aux enjeux internationaux.

Inspiré par le modèle de la COP21, le Forum a pour vocation d’explorer les solutions existant pour améliorer la gouvernance mondiale et favoriser la coopération internationale.

C’est dans ce cadre que 10 projets de gouvernance ont été sélectionnés afin de bénéficier d’un suivi et d’un soutien particulier pendant un an de la part du Forum et ses partenaires parmi les 121 projets présentés.

Il s’agit notamment de l’initiative de gouvernance portée par l’Union Africaine et l’Union Européenne intitulée « AU-EU Youth Cooperation Hub », une plateforme qui vise à tester des solutions innovantes dans le cadre de défis communs en Europe et en Afrique à travers une nouvelle approche de l’inclusion des jeunes.


Le Forum, qui a réuni 12.000 personnes, a été un véritable succès, selon les organisateurs qui ont donné rendez-vous pour une deuxième édition en novembre 2019.