Condition féminine: M. Baraka appelle à davantage d’efforts en matière de protection contre la violence

nizar baraka
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Le secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, Nizar Baraka a appelé, vendredi, à davantage d’efforts en matière de protection des femmes contre la violence et de jouissance de leurs droits. 

Malgré toutes les politiques et tous les programmes publics fondés sur l’approche du genre, la situation des femmes marocaines en termes de protection et de droits reste “décevante” et nécessite encore des efforts, a estimé M. Baraka qui s’exprimait lors d’une conférence initiée à Rabat sur la “loi contre la violence à l’égard des femmes: lectures prospectives”.

Le Royaume, a-t-il dit, a en tout cas déployé des efforts louables pour la promotion des droits de l’Homme en général, et les droits des femmes en particulier, a entrepris des réformes constitutionnelles et législatives destinées à améliorer la condition féminine et à harmoniser les législations nationales avec les normes internationales en la matière en veillant notamment à la consécration des principes d’équité, d’égalité des sexes et d’autonomisation des femmes.

Il a dans le même contexte rappelé que le taux de prévalence de la violence faite aux femmes en milieu urbain s’élève à 58% contre 55% en milieu rural, a-t-il précisé, mettant l’accent sur la prédominance de la violence psychologique et de la discrimination économique dans l’espace professionnel. En outre, a-t-il poursuivi le harcèlement sexuel est la principale forme de violence contre la femme dans les lieux publics (49%), tandis que les femmes subissent les violences psychologiques (32%) et les violences physiques (19%).


Il a, en outre, souligné que le sentiment de frustration des femmes sur fond des phénomènes de violence et de discrimination qu’elles subissent représente un grand danger qui pèse sur le développement et le progrès de la société, compte tenu des répercussions négatives qui en découlent.

La présidente de l’Organisation de la femme istiqlalienne, Khadija Zoumi a pour sa part indiqué que le fléau de la violence faite aux femmes requiert un traitement sur les plans législatif conciliant dissuasion et sanction, tout en se penchant sur le système de valeurs sociales.

La violence affecte grandement les femmes, que ce soit au sein de la famille, à domicile ou dans la rue, a-t-elle dit, rappelant que le rapport du Haut-commissariat au Plan (HCP) a révélé qu’environ la moitié des femmes marocaines sont victimes de violence.

Cette rencontre nationale initiée par l’Organisation de la femme istiqlalienne (OFI) et le groupe de l’unité et de l’égalitarisme à la Chambre des conseillers, sous le signe “Non à la violence contre les femmes”, s’inscrit dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, célébrée le 25 novembre.