Conférence à Amman sur l’expérience parlementaire et partisane en Jordanie et au Maroc

L'agenda gouvernemental

Des experts et des universitaires ont mis en avant, jeudi à Amman lors d’une conférence organisée par le Centre Al-Qods pour les études politiques avec la participation de parlementaires et de représentants de partis politiques marocains et jordaniens, l’expérience parlementaire et partisane dans les deux pays, tout en soulignant les similitudes et les différences entre les deux expériences.

Le Directeur général du Centre, Ouraib Rantaoui, a fait observer à cette occasion que le Maroc a enregistré des progrès notables dans plusieurs domaines, notant à cet égard que l’expérience marocaine dans les domaines parlementaire et de partis politiques est très ancienne, en avance et beaucoup plus développée par rapport à celle de la Jordanie, et que la conférence constitue une opportunité pour tirer profiter de cette expérience.

Et d’ajouter lors de cette rencontre organisée du 1e au 3 décembre en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer et le soutien de l’Union européenne (UE), que l’expérience parlementaire au Maroc, fondée sur le pluralisme, est une “success story” qui peut servir de leçon dans le sillage du processus de mutation démocratique dans les deux pays, relevant l’importance et les retombées positives de la participation d’une panoplie de partis politiques des deux côtés aux travaux de cette conférence.

De son côté, l’éminent avocat et professeur universitaire marocain, Abdelaziz Nouidhi, a évoqué le parcours des partis politiques au Maroc, leur classification et leur naissance, ainsi que le choix fait par le Maroc concernant le pluralisme et sa pratique, mettant l’accent sur l’avenir de cette expérience.


M. Nouidhi a souligné dans ce sens l’importance de tirer profit de l’expérience parlementaire et partisane au Maroc, notamment à la lumière de l’adoption d’une Constitution très en avance à travers des mécanismes de dialogue national ayant connu la participation de l’ensemble des partis politiques et qui englobe une série de dispositions encadrant le champ politique, y compris celle qui confère au parti vainqueur des élections législatives le droit de former un gouvernement.

Il a passé en revue également le progrès qu’a connu le Maroc en comparaison avec les expériences menées dans d’autres pays pour les questions afférentes aux partis politiques et aux élections, de même qu’au niveau du cadre législatif et constitutionnel.

Pour sa part, Amine Mashtaka, professeur des sciences politiques à l’université jordanienne, a évoqué le parcours des partis politiques et les mutations qu’a connues la scène politique en Jordanie, outre leur représentativité au sein de parlement et leur relation avec cette institution constitutionnelle.

Cette conférence traite de plusieurs sujets, dont les problématiques et les défis auxquels font face les partis et les coalitions parlementaires, les similitudes et les différences entre les expériences partisanes et parlementaires marocaine et jordanienne, ainsi que les forces et les faiblesses des deux expériences.


La Conférence ambitionne de permettre aux blocs parlementaires dans la Chambre des représentants et aux partis politiques en Jordanie de s’informer de l’expérience de leurs homologues au Maroc et d’en tirer profit, et offre l’occasion aux partis politiques marocains de mieux connaître l’expérience parlementaire et partisane en Jordanie.