Mme Mogherini réitère le soutien de l’UE à une solution à deux Etats “avec Jérusalem comme capitale partagée”

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a réitéré lundi le soutien de l’Union européenne à une solution à deux Etats pour le conflit israélo-palestinien “avec Jérusalem comme capitale partagée”.

Lors d’une conférence de presse conjointe avec le président palestinien Mahmoud Abbas à Bruxelles, Mme Mogherini a souligné “l’engagement ferme de l’UE pour la solution à deux Etats avec Jérusalem comme capitale partagée”, insistant que “c’est le seul moyen réaliste et viable” pour parvenir à une solution négociée au conflit israélo-palestinien.

Tout en réaffirmant l’opposition de l’UE aux activités de colonisation israéliennes considérées comme “illégales au regard du droit international”, elle a relevé l’impératif pour les parties d’engager un dialogue “sérieux et responsable”.

“Ce n’est pas le moment de se désengager” du processus de paix, a souligné Mme Mogherini qui affirme à cet égard que l’Union européenne est “extrêmement engagée” avec les parties et avec ses partenaires et “continuera de le faire”.


La haute représentante de l’UE a également assuré que l’UE continuera à soutenir les Palestiniens, y compris financièrement, à travers ses contributions à l’Office des Nations-unies pour les réfugiés palestiniens au Proche-Orient (UNRWA).

Le président palestinien a notamment prévenu, lors de cette conférence de presse, contre les conséquences néfastes de priver l’agence onusienne de sources de financement, en référence à la décision américaine de réduire ses contributions à l’UNRWA.

A ses yeux, un tel gel de contributions est synonyme à abandonner les Palestiniens à leur propre sort, ne leur laissant aucun autre choix sinon que devenir une proie au terrorisme ou candidats à la migration.

M. Abbas a saisi son déplacement à Bruxelles pour appeler l’Union européenne à reconnaitre l’Etat de Palestine, assurant que cela ne constituera pas un obstacle à la paix.


Le président palestinien a été, lundi à Bruxelles, le hôte d’un Conseil des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Union européenne, consacré essentiellement au processus de paix au Proche-Orient.

Les conséquences de l’annonce récente des États-Unis, notamment sur le statut d’Al Qods et la manière dont l’UE peut contribuer à assurer l’engagement de tous les acteurs pertinents afin de faire avancer le processus de paix étaient à l’ordre du jour de cette rencontre.

Le Conseil Affaires étrangères devait aborder également la session extraordinaire du groupe international des donateurs pour la Palestine, le Comité de liaison ad hoc (AHLC) qui se tiendra à Bruxelles le 31 janvier et qui sera présidé par la Norvège. Cette réunion rassemble toutes les parties prenantes pour discuter des mesures en vue d’accélérer les efforts visant à soutenir une solution négociée à deux États, et pour permettre à l’Autorité Palestinienne d’exercer le plein contrôle de Gaza, sur la base de l’accord du Caire du 12 octobre 2017.