Contribution de solidarité : Benchaaboun se défend de toucher à la classe moyenne

C’est dans une réponse au ton contristé que le ministre de l’Économie et des Finances, Mohamed Benchaaboun, s’est adressé aux élus de la nation dans le cadre des discussions autour du PLF 2021. En effet, après les formules d’usage, le ministre s’est dit très étonné des interventions des parlementaires qui ont pointé du doigt un projet de loi de finances « paresseux » et qui « s’éloigne des réelles préoccupations du citoyen marocain ».

Listant les différentes mesures contenues dans ce projet, Benchaaboun n’a eu de cesse d’insister que le PLF 2021 n’est que la mise en application des orientations que le SM le roi Mohammed VI a décliné dans ses différents discours. Le but étant bien entendu de redynamiser l’économie en ce contexte de crise pandémique. « Nous parlons de l’injection de 120 milliards de dirhams dans l’économie nationale. […] Si on ajoute les sommes qui seront portées par le nouveau Fonds Mohammed VI pour l’Investissement et par le budget général de l’État et des établissements et entreprises publiques et les collectivités territoriales, nous atteindrons un total de 230 milliards de dirhams d’investissement public pour le titre de l’année 2021 », a fait remarquer le ministre.

Quant à la mesure de contribution sociale de solidarité, qui a tant été décriée par les partis de l’opposition et par les syndicats comme une mesure visant la classe moyenne, Benchaaboun oppose les chiffres pour démonter les arguments qui les sous-entendent. À le croire, 99% des entreprises ne sont pas concernées par cette mesure, car elles déclarent un chiffre d’affaires inférieur aux 5 millions de dirhams requis. Sans compter que 92% des employés ne sont pas non plus concernés puisqu’ils touchent un salaire mensuel net inférieur à 10.000 dirhams. « De quelle attaque dirigée contre la classe moyenne et les PME parlez-vous alors ? », martèle un Benchaaboun, visiblement excédé par ses détracteurs.

Z.L.