La coopération décentralisée idéale pour donner une nouvelle impulsion à la coopération exemplaire maroco-française

La coopération décentralisée constitue un moyen idéal pour donner une nouvelle impulsion à la coopération distinguée tissée entre le Maroc et la France dans plusieurs secteurs d’activités, a indiqué, jeudi à Marrakech, le président du Conseil régional de Casablanca-Settat, Mustapha Bakkoury.

S’exprimait dans le cadre des 3èmes assises maroco-françaises de la coopération décentralisée qui se tiennent les 8 et 9 décembre à Marrakech, M. Bakkouri a souligné que “cette rencontre est un bon moment pour travailler sur les voies et moyens susceptibles de donner une nouvelle impulsion à la coopération exemplaire entre les deux pays à plus d’un titre”.

Intervenant lors d’une plénière sous le thème “près la COP22 le développement durable au cœur de la coopération décentralisée maroco-française”, le responsable marocain a souligné que la coopération décentralisée est l’un des axes prioritaires pour l’amélioration de la coopération bilatérale, étant donné que les nouvelles prérogatives des collectivités locales et régionales se sont nettement élargies.

Les nouvelles prérogatives permettent d’aller vers de nouveaux sujets de coopération et d’associer une révision de l’arsenal régional et des collectivités locales en France”, a expliqué M. Bakkoury, ajoutant que de nouveaux sujets de coopération sont désormais possibles au-delà de ceux classiques qui sont traités.


“Il s’agit notamment de sujets ayant trait au développement et à la modernisation des villes, au transport, à la gestion des déchets, à l’assainissement et à la gestion de l’eau, outre l’animation à travers des activités artistiques et sportives et la promotion d’activités économiques”, a-t-il noté.

Pour sa part, la présidente du Conseil régional d’Ile de France, Valérie Pecresse, a signalé que la coopération décentralisée constitue un impératif pour faire face aux effets néfastes de la mondialisation, se félicitant de l’accord de coopération signé mercredi entre les régions, Iles de France et Casablanca-Settat, fondé sur des liens d’intérêts réciproques et de développement conjoint.

Elle a de même exprimé le souhait de s’informer sur l’expérience marocaine dans le domaine des énergies renouvelables, notamment le projet solaire Noor, précisant que les collectivités locales pourraient contribuer de manière significative à la lutte contre les changements climatiques dans le cadre de projets relevant de l’économie sociale et solidaire.

Mme. Pecresse a aussi ajouté que le Maroc se veut une porte ouverte sur l’Afrique, saluant la vocation africaine du Royaume, qui témoigne de son engagement fort vis-à-vis du continent.


Par ailleurs, les autres intervenants ont souligné la nécessité de consolider les efforts en vue de contrecarrer les effets néfastes des changements climatiques, à l’aube de la COP22, mettant l’accent sur le rôle déterminant joué par les autorités régionales et communales dans ce cadre.

Cette manifestation de deux jours, à laquelle prennent part près de 400 participants, a pour but de rassembler l’ensemble des acteurs du développement territorial, en premier lieu les collectivités, mais aussi les associations d’élus, les entreprises, les administrations, les opérateurs publics et les ONG qui contribuent à ces échanges entre pouvoirs locaux.

Elle permet également d’échanger sur les questions de gouvernance locale au moment où les deux pays sont engagés dans une importante réforme territoriale, ainsi que sur les politiques de développement économique et les politiques en faveur de la jeunesse.