La coopération intra-OCI cruciale pour assurer le développement durable

L’intensification de la coopération intra-OCI est cruciale afin de parvenir à un développement durable et de relever les défis conjoncturels internationaux marqués par le ralentissement de l’économie mondiale, a souligné, mercredi à Istanbul à l’occasion de la 32-è session du comité permanent pour la coopération économique et commerciale de l’OCI (COMCEC), Mme Latifa El Bouabdellaoui.

Cette coopération doit englober les secteurs vitaux qui sont au centre des préoccupations des membres de l’OCI notamment les commerce, finance, transports, communications et tourisme ainsi que l’agriculture, la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté, a ajouté Mme El Bouabdellaoui, directrice des relations commerciales internationales au ministère délégué chargé du commerce extérieur.

A cet effet, le rôle du secteur privé doit être renforcé en tant qu’acteur essentiel dans l’établissement d’un partenariat efficace et fécond pour les économies des pays islamiques, a soutenu la directrice, qui représente le Maroc à cette session qui se tient sous le thème “l’élaboration de stratégies de financement islamique dans les pays membres de l’OCI”.

Le Maroc a consolidé ses liens de coopération avec les membres de l’OCI à travers le développement d’un partenariat économique et commercial dont le volume des échanges est estimé à plus de 10 milliards de dollars 2015, a fait savoir Mme El Bouabdellaoui,


Le Royaume attache aussi une grande importance à la coopération Sud-sud en particulier avec les pays africains membres de l’Organisation, a-t-elle souligné, relevant que les nombreuses visites de SM le Roi Mohammed VI dans plusieurs de ces pays ont conforté la place du Maroc en tant que porte d’entrée du continent pour promouvoir le développement de l’intégration régionale dans le cadre de l’espace islamique.

Elle a également rappelé l’invitation du Souverain, lors du “Sommet Africain de l’Action” en marge de la COP 22 à Marrakech, des chefs d’Etat africains à concrétiser les projets régionaux et transnationaux structurants tout en s’engageant sur la voie du développement durable et en respectant les équilibres environnementaux et sociaux.

Mettant l’accent sur la nécessité de développer des approches pratiques pour réaliser les différents projets de coopération au développement à dimensions économiques et sociales, elle a réitéré la disposition du Maroc à mettre son modèle de développement et ses expériences sectorielles au service de l’action islamique commune.

Le commerce intra-OCI est passé à 878 milliards de dollars en 2015 contre 271 milliards dix années auparavant, ce qui représente 20 pc du total des échanges des pays islamiques atteignant les objectifs fixés par le plan décennal 2005-2015. Le nouveau plan 2016-2025, mis en place pour accélérer cette cadence de croissance, escompte porter cette part à 25 pc.


Les participants à cette session, qui doit faire le point sur l’état d’avancement des différentes stratégies menées par le COMCEC et l’évolution des échanges, traiteront de plusieurs questions relatives à la mise en œuvre du Programme d’action décennal de l’OCI adopté en avril dernier lors du 13ème Sommet Islamique d’Istanbul, les développements économiques mondiaux avec une référence spéciale aux pays membres de l’organisation, la promotion du rôle du secteur privé dans la coopération économique et l’amélioration du transport et des communications.

Ils discuteront également du développement du tourisme durable et compétitif, de l’augmentation de la productivité du secteur agricole et durabilité de la sécurité alimentaire, de l’allègement de la pauvreté et de l’approfondissement de la coopération financière ainsi que de l’élaboration des stratégies financières dans les pays membres.

Le programme de cette rencontre comprend, en outre, des sessions parallèles sur le financement de projets du COMCEC, perspective des gouverneurs sur l’élaboration des stratégies nationales pour développer la Finance islamique et l’utilisation de la finance islamique dans le financement des projets d’infrastructures.