Covid-Organics : « Le problème de ce remède c’est qu’il vient d’Afrique »

Capture France 24

Invité de France 24 ce lundi 11 mai, le président de Madagascar, A. Rajoelina, parle de la décoction élaborée pour guérir les patients atteints du Covid-19. Interrogé sur ce remède, il exprime son incompréhension quant aux mises en garde des organisations internationales. 

Cette décoction est élaborée à base de plantes médicinales malgaches comme l’Artemesia, plante réputée pour soigner les malades du paludisme, en plus de deux autres plantes locales inconnues. C’est pourquoi le président n’a cessé de vanter les mérites de cette solution pour lutter contre la pandémie. Alors que Madagascar compterait 186 cas pour 101 guéris et 0 mort, il explique ces chiffres par l’action du CVO administré aux malades, leur permettant de se remettre après 10 jours. Remède naturel et selon lui, sans toxicité, il est le fruit de recherches de l’Institut Malgache de Recherche Appliquée. Pour le moment, plusieurs pays africains comme la Guinée Équatoriale ou le Sénégal ont passé commande auprès de Madagascar de plusieurs tonnes du Covid-Organics.

L’incompréhension pour les Malgaches 
Le président manifeste alors son incompréhension vis-à-vis des mises en garde de l’Union africaine, de la CEDEAO et de l’OMS contre les effets secondaires de ce traitement. Pour lui, il n’y a pas de doute, si un pays européen avait découvert ce remède, il n’y aurait pas eu autant d’alertes. Il s’appuie sur l’exemple du Médiator qui avait fait plusieurs morts à l’époque sans qu’aucune mise en garde ne soit lancée au départ. À l’heure où le monde compte près de 300.000 morts, il paraît inconcevable pour lui de négliger des pistes de guérison quelles qu’elles soient. Il dévoile par ailleurs, que le professeur Montagnier ainsi que d’autres chercheurs Chinois, avaient vanté les mérites de l’Artemesia, déclarant qu’il s’agissait d’une piste pour guérir du Covid-19. Enfin, il rappelle que la chloroquine, largement utilisée aujourd’hui, à forte dose, révèle aussi des risques de toxicité.