Crise au Liban : La désignation du premier ministre de nouveau reportée

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Il paraît que les tractations politiques se poursuivent au Liban. Les consultations parlementaires pour désigner un nouveau premier seront reportées, pour la deuxième fois en une semaine, c’est ce qu’a annoncé le Président libanais Michel Aoun, ce lundi matin. Dans la capitale libanaise, la situation est assez tendue, après une nuit de violences entre forces de l’ordre et manifestants.

Alors que les consultations parlementaires devaient commencer, aujourd’hui, pour tenter de nommer un nouveau premier ministre, un communiqué de la présidence a annoncé ce lundi 16 décembre, le report de ces consultations pour jeudi prochain, « afin de pouvoir mener davantage de tractations concernant la formation du gouvernement ».

Une requête à laquelle le Président Aoun a répondu favorablement. En revanche, il recevra le jeudi 19 décembre à 10h30, le Premier ministre sortant Saad Hariri puis les anciens Premiers ministres Nagib Mikati et Tammam Salam, avant chaque groupe parlementaire.

Notons que le système politique au Liban doit garantir l’équilibre entre les différentes communautés religieuses, ce qui génère des tractations interminables pour la formation d’un gouvernement.


Dans la capitale libanaise, la contestation se poursuit mais dans la violence. Depuis samedi, les affrontements se multiplient faisant plus de 50 blessés, d’après le bilan de la Croix-Rouge libanaise, relayé par l’AFP.

Pour sa part, la défense civile libanaise a annoncé, samedi, sur Twitter, avoir “transporté 36 blessés vers des hôpitaux”, tandis que 54 personnes ont été soignées sur place.

Jusqu’à présent, les principaux partis du pays n’ont pas réussi à s’entendre sur le successeur de Saad Hariri et la formation du nouveau cabinet pourrait s’éterniser, dans un pays où la situation économique s’est profondément dégradée depuis, avec des restrictions bancaires croissantes et une pénurie de liquidités.

Depuis le 17 octobre, le Liban connaît une contestation inédite. Ce mouvement populaire dénonce une classe dirigeante jugée corrompue et incompétente. Face à cette situation et sous la pression de la rue, le Premier ministre Saad Hariri a démissionné le 29 octobre, mais son gouvernement continue de gérer les affaires courantes.