Crise au PAM : Akhchichine se fait éjecter par Benchamach

Par Saad Bouzrou

Plus que quatre mois seulement après sa désignation en tant que vice-secrétaire général du Parti authenticité et modernité (PAM), Ahmed Akhchichine se fait éjecter à brève échéance du bureau politique par le secrétaire général du parti, Hakim Benchamach, à cause d’une armada de motifs dont, entre autres, le non-respect des engagements et la participation à un «putsh» contre la légitimité démocratique du parti.

Le schisme au sein du PAM prend de l’ampleur. Hakim Benchamach, secrétaire-général du parti, a publié dimanche dernier un communiqué annonçant le limogeage d’Ahmed Akhchichine du bureau politique. L’actuel président de la chambre des conseillers reproche dans un premier temps à l’ancien ministre de l’Education nationale «de ne pas respecter l’engagement vis-à-vis de la direction du parti chargée de reformuler et d’élaborer la feuille de route présentée par le secrétaire général».

Signé par Benchamach, le communiqué ajoute que Akhchichine «est intervenu directement dans l’avortement de l’initiative –incluse dans l’accord du 5 janvier- d’organiser un symposium national consacré à la commémoration du onzième anniversaire de «mouvement de tous les démocrates»».

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Benchamach reproche également à Akhchichine de ne pas avoir accompli «comme sa fonction de secrétaire général adjoint l’incombe, l’encadrement de rencontres régionales programmées durant les réunions du bureau politique». Il est aussi sanctionné par le secrétariat du parti pour avoir «contribué à nourrir les divisions et participé activement à un putsh contre la légitimité démocratique», lit-on dans le communiqué.

Pour Ibtissam Azzaoui, députée et membre du bureau politique du PAM, «la décision fait partie des prérogatives du secrétaire général telles qu’elles sont définies par le règlement intérieur du parti» nous a-t-elle déclaré. Pour elle, «la désignation d’Akhchichine en tant que vice-secrétaire général implique la prise en charge d’un certain nombre de fonctions et de responsabilités, il avait aussi certaines tâches à faire, mais il n’a rien fait de tout cela, bien au contraire, il y a des preuves qui confirment qu’il était source de blocage de certaines initiatives décidées par le bureau politique», a-t-elle poursuivi.